Àl’occasion du 150e anniversaire de la Commune de Paris, et puisque le Cinéma Jacques Tati enfin rouvert peut de nouveau faire scintiller des images sur grand écran, nous avons le plaisir de programmer ce dimanche 30 mai à 10h une des expériences cinéphiliques les plus excitantes qui soient, œuvre fascinante et maudite, dernier film en
Samedi20 mars – 10 heures. En dépit des incertitudes sur l’autorisation de la manifestation et de leurs libertés de mouvement, les militants se sont rassemblés par centaines place Gambetta dans le 20e arrondissement de Paris, pour fêter le premier gouvernement ouvrier de l’histoire de l’humanité. Ils sont descendus vers la porte
EXPLIQUEZNOUS - La ville de Paris va célébrer jeudi le 150e anniversaire de la commune. Une commémoration qui fait l’objet d’une polémique. On parle d’un
Publiéle 17/03/2021 à 05:05 , mis à jour à 05:09. À l’occasion du 150e anniversaire de la Commune de Paris (1871), les "gilets jaunes" du Saint-Affricain et du
Le150 e anniversaire de la Commune de Paris, après celui de la guerre franco-prussienne de 1870 est l’occasion de revenir sur un événement aujourd’hui peu enseigné
Réécoutezla conférence débat organisée par la CGT salle Jean Jaurès à la Bourse du Travail, en Juin 2021 pour fêter le 150e anniversaire de la commune de Paris, avec Jean-Louis Robert, historien et ancien président de l'association des amis de la Commune de Paris, Rémy Pech historien de la Commune de Toulouse et l'association des amis de
. 150 ans - 1871-2021, 150e anniversaire de la Commune de ParisHistoire, mémoires, combats, débatsAuteur Ouvrage collectif – Éditeur IRELP Résumé Ce ne fut plus dans le domaine des idées qu’une autre société se construisait mais dans le réel. La sauvage répression qui en suivit fut la réponse de l’Ordre, clérical et rien n’y fait. La Commune a bouleversé la question de l’ pouvoirs en place ont tout fait pour que le 150e anniversaire soit occulté, utilisant sans vergogne aucune le prétexte de la pandémie. Le colloque prévu par l’IRELP Institut de Recherches et d’Etudes de la Libre Pensée ne put avoir lieu. Mais nous avions décidé d’honorer la Commune !Nous publions donc dans ce volume les communications qui auraient dû être prononcées à ce colloque. Nous y avons ajouté les messages des associations amies ainsi que des éléments extraits de nos archives, y compris des publications de la Commune. Des études et des textes de la Fédération nationale de la Libre Pensée complètent notre ouvrage qui se devait de terminer par l’évocation de la belle journée du 29 mai 2021. 150 ans après, la Commune est vivante ! [source éditeur] • Format 15 x 24 cm • Nombre de pages 239
FIGAROVOX/TRIBUNE - Une large partie de la gauche s’apprête à célébrer sans recul ni nuance la Commune de Paris. Or, l’événement qui mériterait d’être commémoré ce 18 mars, c’est bien plutôt l’héroïsme de la commune de Kronstadt écrasée par les bolcheviks en 1921, explique l’historien Jean-Louis Panné, éditeur et historien, est l’auteur d’une remarquable biographie, Boris Souvarine - le premier désenchanté du communisme Robert Laffont, 1993 et un des coauteurs du Livre noir du communisme - crimes, terreur, répression Robert Laffont, 1997, qui a fait ce mois de mars, associations et partis de gauche s’apprêtent à célébrer le 150e anniversaire de la Commune de Paris de 1871 dont le premier épisode eut lieu le 18 mars. Libertaires et anarchistes, trotskistes et ex-trotskistes, communistes et ex-communistes et bien d’autres encore s’accordent pour promouvoir la mémoire de l’ tous communient dans l’oubli d’un autre anniversaire, bien plus important et significatif pour les XXe et XXIe siècle. Celui du dernier jour de la Commune de Kronstadt, le 18 mars 1921, réprimée sauvagement par l’armée Rouge, sur ordre de Trotski 2 000 tués lors des combats, 2 000 fusillés et des centaines de massacrés sur place, et 6 500 déportés au premier Goulag dont les deux tiers étaient morts un an plus tard. Cette répression fut menée avec le concours de délégués du Xe congrès du Parti bolchevique qui se tenait au même contre la commissariocratie» que se soulevèrent les marins de la base navale de l’île de Kronstadt, au large de Saint-Pétersbourg. Ces mêmes marins avaient été le fer de lance de la prise du pouvoir par Lénine et les bolcheviks en novembre 1917. À Petrograd, les ouvriers crèvent de faim et de froid ; ils se mettent en grève, surtout contre l’arbitraire du pouvoir de Zinoviev qui règne sur la ville en potentat, soutenu par la Tcheka. En janvier 1918, ils chassèrent les députés démocratiquement élus de l’Assemblée constituante élue au suffrage universel des hommes et des femmes, et qui était réclamée de longue date par tous les opposants au tsarisme. Mais, début 1921, la Russie est exsangue, détruite par trois années de guerre civile et le communisme de guerre» instauré par Lénine, qui reposait sur le pillage et la terreur. Les espoirs de révolution mondiale se sont évanouis avec la défaite de l’armée Rouge devant Varsovie en août lire aussiLe communisme français, un cadavre qui bouge encore, hélas!»À Petrograd, le cœur de la révolution ouvrière de 1917, les ouvriers crèvent de faim et de froid ; ils se mettent en grève pour protester contre les pénuries alimentaires et l’absence de moyens de chauffage, mais surtout contre l’arbitraire du pouvoir de Zinoviev qui règne sur la ville en potentat, soutenu par la militant français Marcel Body, témoin des évènements, a parfaitement décrit cette situation. Les grèves sont violemment réprimées par la Tcheka, le bras armé du régime bolchevique, et les ouvriers ne peuvent assurer la liaison avec les marins de Kronstadt, entrés en rébellion le 28 février. Leur première revendication, essentielle, exigeait la réélection des Soviets au scrutin secret et non plus à main levée comme les bolcheviks l’avaient imposé. Leur première revendication, essentielle, exigeait la réélection des Soviets au scrutin secret et non plus à main levée comme les bolcheviks l’avaient imposé ; puis la liberté de parole et de réunion, la libération des prisonniers politiques, une distribution égalitaire des rations - la nouvelle aristocratie des commissaires bénéficiait déjà d’un régime de faveur -, l’abolition des détachements communistes au sein de l’armée, la liberté d’action pour les paysans, et une production artisanale libre mais sans programme dont les éléments devaient courir tout au long du siècle, jusqu’aux 21 points de revendications des ouvriers du chantier naval Lénine» de Gdansk en août 1981, et au-delà . L’actualité de ce programme ne fait aucun doute puisque perdurent encore des dictatures communistes en notre insurrection antibolchevique et les grèves ouvrières pèsent sur le Xe congrès du parti de Lénine. Celui-ci décide la Nouvelle politique économique destinée à desserrer le carcan de sa dictature sur le terrain économique sans pour autant renier les œuvres» de l’indispensable Tcheka. Il impose aussi l’interdiction des fractions en son sein et procure ainsi à ses successeurs l’outil parfait pour museler toute contradiction au sein du parti, à commencer par celle de l’Opposition ouvrière d’Alexandra Kollontaï. Marx avait souhaité la défaite de la France face à l’Allemagne en 1870. En 1922, lors XIe Congrès suivant, un de ses animateurs, Alexandre Chliapnikov, en réponse à Lénine qui déplorait la quasi-disparition de la classe ouvrière russe, posera une question de bon sens, fondamentale, qui demeure intemporelle Vladimir Ilitch [Lénine] a affirmé hier que le prolétariat comme classe et au sens marxiste du terme n’existait pas», ajoutant Permettez-moi donc de vous féliciter pour être l’avant-garde d’un prolétariat inexistant.» Exclu du parti en 1933, Chliapnikov fut arrêté en 1935 puis exécuté en lire aussiRévolution bolchevique la douloureuse mémoire des Russes blancsVoilà qui nous renvoie à la mystification de Marx à propos de la Commune de Paris dans sa célèbre adresse de 1871 sur la guerre civile en France Marx, saisi par un certain messianisme, fait de l’insurrection parisienne le prototype de la révolution future Le Paris ouvrier, avec sa commune, sera célébré à jamais comme le glorieux fourrier d’une société nouvelle.» . Son compère l’industriel Friedrich Engels devait en rajouter dans sa préface à l’édition de 1891 à La Guerre civile en France Regardez la Commune de Paris. C’était la dictature du prolétariat.» Autant de proclamations dont Lénine, fondateur d’une prétendue dictature du prolétariat», s’était nourri à un retournement opportuniste extraordinaire, Marx qui avait souhaité, pour des motifs assez bas, la défaite de la France face à l’Allemagne afin que la social-démocratie allemande prenne le dessus sur le mouvement ouvrier français la prépondérance, sur le théâtre du monde, de la classe ouvrière allemande sur la française, signifierait du même coup la prépondérance, de notre théorie sur celle de Proudhon», lettre à F. Engels, 20 juillet 1870 a forgé un mythe qui encore aujourd’hui nourri les commémorations a-critique de la Commune de le 18 mars parisien doit-il encore et toujours occulter le 18 mars de Kronstadt?
Marquée par le 150e anniversaire de la Commune de Paris, l’année 2021 est aussi le centenaire d’une autre Commune celle de Cronstadt, le port qui accueille la flotte de la Baltique, dont les marins avaient joué un grand rôle dans les révolutions de 1905 et 1917, au point d’être qualifiés de gloire et honneur de la Révolution » par Léon Trotski. Durant l’hiver 1920-1921, les ennemis extérieurs de la révolution bolchevique sont vaincus, mais les problèmes intérieurs s’exacerbent. Les mesures autoritaires exceptionnelles du communisme de guerre » ne semblent plus justifiées, et la situation économique est catastrophique effondrement de la production, famine, pénuries. Les soviets, au nom desquels a été faite la révolution, n’apparaissent plus à beaucoup que comme des coquilles vides sous la coupe du parti au pouvoir. En février 1921, des grèves éclatent dans plusieurs villes — Petrograd l’ancienne Saint-Pétersbourg, Moscou… — et sont violemment réprimées. Venus s’informer de la situation à Petrograd, des marins de Cronstadt prennent parti à leur retour pour les grévistes, dans une résolution adoptée sur le cuirassé Petropavlovsk qui fait siennes leurs revendications. Le 1er mars, celle-ci est adoptée à l’unanimité, moins les trois voix des dirigeants bolcheviques présents. Le lendemain, un comité révolutionnaire provisoire se met en place pour organiser la vie et la défense de la ville. Le 4 mars, Lénine et Trotski déclarent Cronstadt coupable de mutinerie » ; le 5, Radio Moscou diffuse un message, lancé par avion aux insurgés Si vous persistez, on vous tirera comme des perdrix. » Il n’est tenu aucun compte des tentatives de médiation des anarchistes américains d’origine russe Emma Goldman et Alexandre Berkman. De leur côté, les insurgés proclament Notre cause est juste. Face aux partis, nous défendons le pouvoir des soviets. Nous voulons que soient librement élus les représentants du peuple. Les soviets pervertis, confisqués par le Parti communiste, sont toujours restés sourds à nos besoins et à nos revendications 1. » Du 7 au 12, les premières offensives de l’Armée rouge sont repoussées. La bataille finale a lieu les 17 et 18 mars et, après de violents combats, les insurgés sont défaits. Une impitoyable répression s’ensuivra. Estimant que cette histoire est connue grâce aux études menées, entre autres, par Ida Mett, Voline et Alexandre Skirda, ainsi que par des chercheurs aussi divers que l’universitaire américain Paul Avrich, l’historien trotskiste Jean-Jacques Marie ou encore A. S. Poukhov, qui défend le point de vue officiel de l’époque, ce recueil propose un montage de citations de tous les témoins et auteurs qui ont écrit sur le sujet, non sans rectifier les points qui apparaissent erronés ou fallacieux. Complétée par une bibliographie et une postface qui affirme l’ espoir raisonné d’un socialisme libertaire », cette utile synthèse constitue une première approche, qui ne dispense toutefois pas de se reporter au livre le plus complet en français sur le sujet, celui de Skirda 2, aboutissement de décennies de recherche. Skirda a traduit des témoins de premier plan, comme Stepan Petritchenko, et utilise aussi les travaux d’historiens russes publiés dans les années 1990-2000. Le jour même de la défaite des insurgés, les journaux de Petrograd célèbrent le 50e anniversaire de la Commune de Paris. De leur côté, des anarchistes russes y verront la seconde Commune de Paris » 3, et Trotski y gagnera le surnom de Galliffet de Cronstadt », en référence au général Gaston de Galliffet, massacreur de la Commune de Paris. 1 Cité dans Cronstadt 1921. Chronique à plusieurs voix de la révolte des marins et de sa répression, textes assemblés et annotés par Étienne Lesourd, Les Nuits rouges, Paris, 2021, 212 pages, 12,50 euros.2 Alexandre Skirda, Kronstadt 1921. Soviets libres contre dictature de parti, Spartacus, Paris, 2017. Skirda est aussi le traducteur et le maître d’œuvre du recueil d’Efim Yartchouk, Kronstadt dans la révolution russe, suivi du Dossier de l’insurrection de 1921, Noir et Rouge, Paris, 2018, qui contient une indispensable chronologie des événements entre le 22 février et le 18 mars 1921.3 Paul Avrich, Les Anarchistes russes, Nada, Paris, 2020, 432 pages, 22 euros.
mars 18, 2021 150 ans de la Commune de Paris Rosa-Luxemburg-Stiftung Le début d’un nouveau monde ? Le 18 mars, date du 150e anniversaire de la proclamation de la Commune de Paris, la Fondation Gabriel Péri Paris et la Rosa-Luxemburg-Stiftung Berlin ont organisé un événement en ligne au cours duquel des historiens et des hommes politiques allemands et français ont discuté de leurs perspectives sur cet événement historique mondial. Les expériences et l’héritage de la Commune ont été inscrits dans l’histoire du mouvement ouvrier, mais aussi dans les histoires nationales respectives de la France et de l’Allemagne. Entre les trois panneaux, des documents et des contributions artistiques ont été présentés, témoignant de l’impact culturel de cet événement historique, qui aujourd’hui n’est trop souvent mentionné qu’en passant.
Bureau temporaire le 28/05/2021 au Carré d’encre 13bis, rue des Mathurins 75009 PARIS. Les empreintes des bureaux temporaires restent disponibles pendant 8 semaines après la manifestation. Articles similaires Navigation de l’article
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