Cest un fermier qui vit tout seul avec son chien, dans une ferme isolée de la lande irlandaise. Mais le chien est vieux, très vieux, et un beau jour, il meurt. Le fermier et bouleversé. Il s'en va voir le prêtre du village et lui dit : - Mon père, mon chien est mort. Je n'avais que lui pour me tenir compagnie. C'était un chien foncièrement bon. Pourriez-vous dire une messe pour lui
Lechien-loup tchécoslovaque! de Zvezda - 30-12-17 01:07. Bonsoir, cette race vient de mon pays, je suis depuis longtemps son évolution, et au cours de mon travail avec les chiens pour l'Armée et la Police, j'en ai vu ces "loups".
Blessureà la patte. Il arrive souvent que le chien se mettre soudain à saigner parce qu'il s'est coupé avec des tessons de verre ou un objet coupant sur la plage ou en promenade. Si le saignement est abondant, enveloppez la patte dans de la gaze ou avec un morceau de tissu propre et bandez-lui la patte fermement avec une pression égale
Ilfaut donc identifier l'origine de ces pleurs : L'ennui : le chien pleure en l'absence de son/ses propriétaires. Dès lors que l'on passe la porte, la Dès lors que l'on passe la porte, la Menu
Bonjour ma pépette me remplit de bonheur mais elle a du mal depuis plusieurs semaines à nous laisser dormir car elle pleure plusieurs fois par nuit pour me rejoindre et on ne veut pas céder, elle a tout ce qu'il faut en besoins principaux mais malgré ma patience rien n'y fait Nous sommes épuisés mon chéri et moi et la relation devient compliquée ainsi que dans mon
Letitre reprend le début du poème « Il pleure dans mon cœur / Comme il pleut sur la ville ». J'ai choisi d'inverser les verbes pour l'image et le sujet de l'OS, Verlaine me pardonne. [2] Réplique d'Hugo Sambre à sa fille Sarah dans le tome 3 La Lune qui regarde du cycle La Guerre des Sambre - Hugo & Iris.
. Un chien qui reçoit de l'amour sera un chien affectueux qui exprimera cette affection débordante de bien des manières, il vous sautera dessus dès que vous arriverez du boulot, il vous léchera pour vous prouver qu'il vous aime et il s'appuiera sur votre corps rassurant à la recherche d'une expression câline de votre part. Malheureusement, parfois, il se peut que quelque chose vienne s'interposer entre l'affection de votre chien et vous une haleine forte et très désagréable. Si tel est le cas, il est important d'y remédier, car au-delà du fait que cela puisse vous déranger, c'est aussi le signe d'une mauvaise santé dentaire. La mauvaise haleine du chien est un symptôme à ne pas négliger car une cavité buccale non entretenue peut avoir de terribles répercussions sur la santé de tout son cet article Mon chien pue de la gueule, que faire de PlanèteAnimal, nous vous aiderons à résoudre ce problème, en vous donnant des astuces maison pour améliorer la mauvaise haleine de votre chien. Index L'haleine du chien ce que vous devez savoir Mon chien pue de la gueule, que faire ? Remèdes maisons contre la mauvaise haleine du chien L'alimentation et l'hydratation sont essentielles L'haleine du chien ce que vous devez savoir La cavité buccale de votre chien peut faire office de voie d'accès aux agents pathogènes si elle ne reçoit pas les soins appropriés. Saviez-vous qu'il est très important de laver les dents de votre chien ?Un manque d'hygiène bucco-dentaire peut entraîner une accumulation excessive de plaque bactérienne. Elle est la principale cause de la mauvaise haleine chez les chiens, notamment chez les plus petits qui sont les plus susceptibles d'accumuler du tartre au niveau de leurs est important de traiter et de prévenir le tartre chez les chiens, car ce dernier peut provoquer une infection bactérienne, fongique ou virale dans la cavité buccale. Les causes de la mauvaise haleine vont au-delà de la simple accumulation de plaque bactérienne et peuvent nécessiter un traitement vétérinaire coprophagie ingestion de matières fécales, l'inflammation des voies nasales ou le diabète sucré peuvent aussi causer la mauvaise haleine, ou halitose, de votre chien. Mon chien pue de la gueule, que faire ? Si vous remarquez que votre chien pue de la gueule, il est essentiel d'examiner l'état de sa gueule pour détecter la présence d'une éventuelle infection qui nécessiterait un traitement antibiotique. Si tel est le cas, il faudra consulter un serait très dangereux de traiter la mauvaise haleine comme une simple accumulation de plaque bactérienne s'il s'agit en réalité d'une infection. Bien que le tuteur du chien puisse examiner visuellement la gueule de l'animal pour y détecter d'éventuelles lésions ou sécrétions, pour un résultat fiable à 100% cet examen devra être réalisé par un fois exclue la présence d'une infection ou de toute autre pathologie, vous pourrez utiliser les différents remèdes maisons que nous vous présentons ici pour améliorer naturellement l'haleine de votre chien. 1. PersilIl est déconseillé de donner régulièrement ou en grosses quantités du persil à votre chien car il pourrait devenir toxique. Cependant, donné sporadiquement et en quantité modérée, le persil est un excellent remède contre la mauvaise peut être utilisé de deux façons Couper une petite tige de persil en petits morceaux et les ajouter une fois par jour à la nourriture du chien ;Faire bouillir plusieurs tiges de persil dans de l'eau pour créer une infusion, laisser refroidir et la mettre dans un flacon vaporisateur pour la pulvériser directement dans la gueule de l'animal. 2. CarotteSi vous donnez une carotte à votre chien pour qu'il la ronge, vous verrez que sa mauvaise haleine disparaîtra peu à peu. En plus, cet aliment lui fournira des nutriments importants, tels que les caroténoïdes, de puissants antioxydants qui protègent son corps contre les dommages causés par les radicaux simple fait de ronger une carotte stimule la libération de salive et permet d'éliminer les débris alimentaires qui se trouvent dans la gueule du chien. 3. Friandises maison à la mentheIl est fort probable que votre animal de compagnie raffole des friandises pour chiens. Non seulement elles ont un effet très positif lorsqu'elles sont données en tant que récompenses car dans le cadre du renforcement positif elles permettent également d'encourager la bonne conduite de l'animal. Elles sont donc un outil d'apprentissage très pouvez préparer des friandises maison pour améliorer l'haleine de votre chien. Pour cela, vous aurez besoin des ingrédients suivants EauFlocons d'avoineFeuilles de mentheLa préparation est très simple il suffit de mélanger dans un bol les flocons d'avoine avec un peu d'eau jusqu'à obtenir une pâte de bonne consistance. Ensuite, lavez et hachez les feuilles de menthe et ajoutez-les au formez de petites boules que vous conserverez au réfrigérateur. Donnez-les à votre chien plusieurs fois par jour pour lutter efficacement et simplement contre la mauvaise haleine. 4. Les os crus Comme nous le précisons bien, il s'agit de donner à votre chien des os crus et non cuits car avec un os cru, le chien se nettoie de manière naturelle les dents, ce qui empêche la formation de tarte. Attention à ne pas donner des petits os à votre chien car il pourrait s'étouffer en les mangeant. Il en va de même avec les os cuits, ne lui en donnez jamais ! car ces derniers sont cassants et pourraient blesser votre meilleur ami. 5. Bicarbonate de soude Ce produit, aussi ancestrale qu'actuel, est décidément aussi utile qu'essentielle pour la lutte contre la mauvaise haleine de votre chien. Il s'attaque aux mauvaises odeurs comme un lion enragé et se charge des taches comme une vipère dans l'obscurité, mais... comment l'utiliser ? Rien de plus simple ! Vous aurez juste à en mettre un petit peu sur un chiffon propre et humidifiée que vous enroulerez autour de vos doigts et vous n'aurez plus qu'à brosser les dents de votre chien en quelques allers retours. Pour découvrir quelques recettes de dentifrice maisons, c'est par ici Comment faire du dentifrice pour chiens ? L'alimentation et l'hydratation sont essentielles Si votre chien pue de la gueule et qu'aucune pathologie ne semble en être la cause, il est important que vous fassiez tout votre possible pour réduire l'accumulation de plaque cela, il est recommandé de lui donner des croquettes sèches plutôt que des aliments humides, les aliments secs ayant un effet plus sera également indispensable de changer régulièrement l'eau de sa gamelle et de s'assurer que votre animal de compagnie ait toujours de l'eau fraîche et potable à disposition. L'eau permet de nettoyer et d'éliminer les débris alimentaires de la gueule de l' régulièrement les gamelles d'eau et de nourriture de votre chien. Si vous souhaitez lire plus d'articles semblables à Mon chien pue de la gueule, que faire ?, nous vous recommandons de consulter la section Hygiène dentaire.
Douleur chez le chien 3 postures qui doivent vous alerterDétecter la douleur chez le chien n'est pas toujours facile. Si seulement nos animaux de compagnie pouvaient parler ! Souvent, ils manifestent la douleur sans se plaindre. Mais certains symptômes ne trompent pas. Des changements de comportement doivent vous alerter, mais aussi certaines postures, qui peuvent être les signes d'un mal-être, physique ou n'est pas toujours simple de détecter les signes de douleur chez le chien. Si votre chien adopte l'une des 3 postures suivantes, ne tardez pas à l'emmener chez le vétérinaire, car il pourrait être chien lève une patteCela semble pourtant assez évident, on entend pourtant cette question très souvent "mon chien lève la patte, est-ce qu'il a mal ? Parce qu'il ne se plaint pas..."Les boiteries sont variées et dépendent de l'importance de l'atteinte de la boiterie intermittente avec appui, jusqu'à la boiterie permanente sans que la patte ne touche le sol. Cela varie en fonction de la douleur réelle un chien qui ne pose pas du tout la patte implique une radio pour vérifier la présence de fracture et de la sensibilité du chien ça arrive aussi de voir le chien hurler dès qu'on le touche en refusant qu'on approche la patte, pour une épine plantée entre les coussinets. Les propriétaires ont beaucoup de mal à estimer la douleur de l'animal par rapport à son niveau de plainte, qualquant souvent leur propre sensibilité à la douleur sur les réactions du chien. Or celui-ci a tendance à mieux résister à une douleur persistante que l' chien qui lève la patte peut vous demander de l'attention, mais aussi manifester une comme sur cette image, il ne faut pas confondre cette posture avec certaines demandes d'attention une posture douloureuse est maintenue. Elle peut éventuellement être moins visible voir disparaître si le chien s'excite et joue, mais dans ce cas elle n'est pas très importante c'est souvent le cas des boiteries arthrosiques, manifestant ce qu'on appelle une douleur à froid que le mouvement atténue. Dans le cas où la boiterie ne disparaît pas même quand le chien change de position, il faut s' chien pose sa tête contre un murSi votre chien appuie sa tête contre un mur sans aucune raison, il manifeste potentiellement un trouble neurologique. On appelle ce signe clinique le "pousse-au-mur-", et traduit souvent une atteinte corticale c'est souvent associé à marches en cercle automatique, des plaintes et/ou une altération de la vigilance. Il y a de nombreuses causes possibles à ce type d'atteinte traumatisme, tumeur, AVC, hypertension intracrânienne... La consultation chez le vétérinaire est indispensable, et des examens complémentaires seront sans doute à votre chien appuie sa tête contre les murs, emmenez-le chez le vétérinaire. vétérinaires d'une association néerlandaise avaient mis en garde les propriétaires de chiens et de chats voilà quelques mois via un message posté sur Facebook "Le chien ci-dessus appuie la tête contre le mur. Cela peut paraître amusant ou mignon à première vue. Pourtant, il est en danger. Il fait cela parce qu’il est atteint d’une encéphalopathie hépatique" alertait l' chien penche la tête vers le basUn chien qui penche la tête vers le bas de façon répétée et sur la durée peut souffrir de douleurs cervicales. On appelle ce type de position une posture antalgique. Vous trouverez également dans cette catégorie la phobie des escaliers un chien souffrant au niveau de sa colonne affronte chaque marche comme une épreuve, surtout en descente, et peut présenter une certaine aversion face à un escalier. Si vous remarquez que votre chien marche la tête basse, les membres et le dos figé, et maintient cette posture à l'arrêt, emmenez-le rapidement voir un vétérinaire des anti-douleurs peuvent le soulager lors de crises votre chien marche la tête basse alors qu'il n'est pas en train de renifler ou suivre une piste, et garde cette posture, il est possible que son cou le fasse souffrir. © Flickr - ChrisDr Stéphane Tardif Docteur vétérinaire et rédacteur pour WamizA lire aussi CONSEILS SANTÉ Mon chien a la tête qui penche !
Two street-wise Chicago cops have to shake off some rust after returning from a Key West vacation to pursue a drug dealer who nearly killed them in the past. Fuck! Fans of the film will remember this building in the … Becoming more and more alienated from normal society, he develops an ability to communicate with sharks telepathically, setting out to destroy anybody who harms sharks. Mads Mikkelsen was originally cast as Anzor 'The Duke' Yugorsky. Drive-In Dust Offs Wolfen 1981, 18 July 2017 7 of 7 found this interesting. It's more comedy than action , but it's definitely an enjoyable and fun movie coming from not that bad director as other want you to believe - Peter Hyams. Danny Costanzo [7], Vincent Canby of The New York Times, however, advised people to "stay home and watch Miami Vice or Cagney and Lacey" instead. As at 2020 the copyright has yet to be determined. Philip Wuntch Dallas Morning News. Action, Crime, Drama. , 013 Attending Aunt Rose's Funeral / Jewish Graceland Cemetery; 3819 N. Clark Street, Chicago Note The Entrance Looks To Be Around 3900 N. Clark Street As They Parked Across The Street From There, 021 Police Station / Approximately 323 W. Erie Street, Chicago, 028 Unloading The Boxes Of Guns / East Benton Place East Of N. Wabash Avenue, Chicago Note In The Screen Shot The Camera Is Looking West, 030 The Bust At The Huge Ship / Columbia Yacht Club; 111 N. Lake Shore Drive, Chicago, 037-044 Ray And Danny Hanging Out In Florida, 048 Building Where The Vandals Paint Undercover Cop On Their Car / 4911 N. Winthrop Avenue, Chicago, 049 Following The Little Boy To The Room Gonzalez Is Staying / Brewster Building; 2800 N. Pine Grove Avenue, Chicago Room 611, 057 Ray Going to Maryann's Place And Later The Arrest Is Made / 1258 N. Lake Shore Drive, Chicago Just North Of Goethe Street, 102 Hotel Where They Have A Shootout And Danny Gets Accidentally Shot By His Fellow Officer / Old Carter Hotel; 1 E. Balbo Avenue, Chicago Note This Place Is Now Called The South Loop Club, 105 Driving Up To The Airport / O'hare Airport; Chicago, 110 Leaving The Airport And The Start Of The Chase / I-190 Heading East And Exiting Onto 1-A N. River Road, 111 Turning Onto The Train Tracks / Oakton Street And Skokie Highway, Skokie Note They Are Driving East On Oakton, 112 Going Into The Tunnel / Going South Just South Of Armitage Avenue Between N. Sheffield Avenue And N. Bissel Avenue, Chicago Note This Is The Red Line, 113 Danny Explaining To Dispatch That They Are Now On The El / The Building Seen In The Distance Is Located At N. Orleans Street And W. Elm Street, Chicago Note They Are Heading South On The Purple Line, 115 End Of The Chase / Lasalle/Van Buren Station; 121 W. Van Buren Street, Chicago, 119 On A Stakeout And Getting Their Car Picked Up By The Garbage Truck /, 127 Ray's Apartment Building / 820 N. Franklin Street, Chicago, 128 Danny's Apartment Building / N. Sandburg Terrace And W. Germania Place, Chicago Note The Camera Is Looking South, 133 Martini's Bar / Northeast Corner Of W. Grand Avenue And N. Franklin Avenue, Chicago It Has Since Been Torn Down And Replaced With A Bank, 134 The Exchange Of The Drugs For Anna / State Of Illinois Thompson Center; 100 W. Randolph Street, Chicago. Interesting? 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Le chien traditionnellement présenté comme le meilleur ami de l'homme jouit d'un statut particulier en littérature en raison de la place qu'il occupe aussi dans la société. Que représente-t-il au fond ? Est-il la simple incarnation de la fidélité ? de la soumission à l'homme ? de l'endurance ? Si l'on se fie aux convictions des auteurs, la race canine reflète souvent des vertus que l'homme est incapable d'incarner pleinement IL POSSÈDE LA BEAUTÉ SANS LA VANITÉ, LA FORCE SANS L’INSOLENCE, LE COURAGE SANS LA FÉROCITÉ ET TOUTES LES VERTUS DE L’HOMME SANS SES VICES. » Lord BYRON Il apparaît souvent comme le moyen de questionner le comportement humain, de s'interroger sur la société. Lisons les fables qui le mettent en scène, les récits autobiographiques ou de fiction qui lui accordent une attention particulière, à l'instar de Dialogue de bêtes de Colette. Tantôt on le voit aux côtés de son maître, tantôt on observe son évolution au contact d'autres animaux, comme le chat, le loup... Sa dimension allégorique apparaît évidente et offre plusieurs interprétations. Lisons quelques textes qui lui sont dédiés. FABLES D’ESOPE LE LOUP ET LE CHIEN Un loup voyant un très gros chien attaché par un collier lui demanda Qui t’a lié et nourri de la sorte ? » - Un chasseur, répondit le chien. - Ah ! Dieu garde de cela le loup qui m’est cher ! Autant la faim qu’un collier pesant ! » Cette fable montre que dans le malheur on n’a même pas les plaisirs du ventre. DE DEUX CHIENS Un Chien était tellement accoutumé à mordre tous ceux qu'il rencontrait, que son Maître crut être obligé de lui attacher au col une sonnette, afin que tout le monde s'en donnât de garde. Le Chien, tout fier de ce nouvel ornement, s'imagina que c'était une récompense de son courage et de sa vertu, et se mit à regarder tous les autres Chiens avec mépris. Il y en avait un parmi eux, que son âge et ses services rendaient respectable. " Mon ami, lui dit-il, tu ne prends pas garde que cette sonnette est plutôt une marque de la méchanceté de tes mœurs, que la récompense de ta vertu. " Du Chien qui ne vint pas en aide à l'Âne contre le Loup parce que l'Âne ne lui avait pas donné de pain Un Dogue assez fort pour vaincre non seulement des Loups mais encore des Ours avait fait une longue route avec un Âne qui portait un sac plein de pain. Chemin faisant, l'appétit vint. L'Âne, trouvant un pré, remplit abondamment son ventre d'herbes verdoyantes. Le Chien de son côté priait l'Âne de lui donner un peu de pain pour ne pas mourir de faim. Mais l'autre, bien loin de lui donner du pain, le tournait en dérision et lui conseillait de brouter l'herbe avec lui. Là-dessus, l'Âne voyant un Loup approcher, demanda au Chien de venir à son aide. Il répondit " Tu m'as conseillé de paître pour apaiser ma faim, moi à mon tour je te conseille de te défendre contre le Loup avec les fers de tes sabots. " En disant ces mots, il partit, abandonnant en plein combat son ingrat compagnon condamné à servir bientôt de pâture à son ravisseur. Cette fable montre que celui qui ne fournit pas son aide à ceux qui la réclament est d'habitude abandonné à son tour en cas de nécessité. Du Père de famille reprochant à son Chien d'avoir laissé prendre ses Poules Un Père de famille ayant oublié de fermer l'abri dans lequel ses Poules passaient la nuit, au lever du jour trouva que le Renard les avait toutes tuées et emportées. Indigné contre son Chien comme s'il avait mal gardé son bien, il l'accablait de coups. Le Chien lui dit " Si toi, à qui tes Poules donnaient des œufs et des poussins, tu as été négligent à fermer ta porte, quoi d'étonnant à ce que moi, qui n'en tire aucun profit, enseveli dans un profond sommeil, je n'aie pas entendu venir le Renard ". Cette fable veut dire qu'il ne faut attendre des Serviteurs de la maison aucune diligence, si le Maître lui-même est négligent. DE L'ANE ET DU PETIT CHIEN Un homme qui avait un chien de Malte et un âne jouait constamment avec le chien. Allait-il dîner dehors, il lui rapportait quelque friandise, et, quand le chien s’approchait la queue frétillante, il la lui jetait. Jaloux, l’âne accourut vers le maître, et se mettant à gambader, il l’atteignit d’un coup de pied. Le maître en colère le fit reconduire à coups de bâton et attacher au râtelier. Cette fable montre que tous ne sont pas faits pour les mêmes choses. trad. E. Chambry LE CHIEN ENDORMI ET LE LOUP Un chien dormait devant une ferme. Un loup fondit sur lui, et il allait faire de lui son repas, quand le chien le pria de ne pas l’immoler tout de suite À présent, dit-il, je suis mince et maigre ; mais attends quelque temps mes maîtres vont célébrer des noces ; moi aussi j’y prendrai de bonnes lippées, j’engraisserai et je serai pour toi un manger plus agréable. » Le loup le crut et s’en alla. À quelque temps de là il revint, et trouva le chien endormi dans une pièce haute de la maison ; il s’arrêta en bas et l’appela, lui rappelant leurs conventions. Alors le chien Ô loup, dit-il, si à partir d’aujourd’hui tu me vois dormir devant la ferme, n’attends plus de noces » Cette fable montre que les hommes sensés, quand ils se sont tirés d’un danger, s’en gardent toute leur vie. LES CHIENS RÉCONCILIÉS AVEC LES LOUPS Les loups dirent aux chiens Pourquoi, étant de tout point pareils à nous, ne vous entendez-vous pas avec nous, comme des frères ? Car nous ne différons en rien, sauf de pensée. Nous, nous vivons dans la liberté ; vous, soumis et asservis aux hommes, vous endurez d’eux les coups, vous portez des colliers et vous gardez les troupeaux ; et quand vos maîtres mangent, ils ne vous jettent que les os. Mais croyez-nous ; livrez-nous tous les troupeaux et nous les mettrons en commun pour nous en rassasier. » Les chiens prêtèrent l’oreille à ces propositions ; et les loups, pénétrant à l’intérieur de l’étable, égorgèrent d’abord les chiens. Tel est le salaire que reçoivent ceux qui trahissent leur patrie. LE CHIEN QUI POURSUIT UN LION ET LE RENARD Un chien de chasse, ayant aperçu un lion, s’était mis à sa poursuite. Mais le lion se retourna et se mit à rugir. Alors le chien eut peur et rebroussa chemin. Un renard le vit et lui dit Pauvre sire, tu poursuivais le lion, et tu n’as même pas pu supporter son rugissement. » On pourrait conter cette fable à propos des présomptueux qui se mêlent de dénigrer des gens plus puissants qu’eux, et qui se rejettent brusquement en arrière, quand ceux-ci leur font tête. LES CHIENS AFFAMÉS Des chiens affamés virent des peaux qui trempaient dans une rivière. Ne pouvant les atteindre, ils convinrent entre eux de boire toute l’eau, pour arriver ensuite aux peaux. Mais il advint qu’à force de boire ils crevèrent avant d’atteindre les peaux. Ainsi certains hommes se soumettent, dans l’espérance d’un profit, à des travaux dangereux, et se perdent avant d’atteindre l’objet de leurs désirs. LE CHIEN DE COMBAT ET LES CHIENS Un chien, nourri dans une maison, était dressé à combattre les bêtes fauves. Un jour qu’il en vit beaucoup rangées en ligne, il brisa le collier de son cou et s’enfuit par les rues. D’autres chiens l’ayant vu, puissant comme un taureau, lui dirent Pourquoi te sauves-tu ? — Je sais bien, répondit-il, que je vis dans l’abondance et que j’ai toutes les satisfactions de l’estomac, mais je suis toujours près de la mort, en combattant les ours et les lions. » Alors les chiens se dirent entre eux Nous avons une belle vie, quoique pauvre, nous qui ne combattons ni les lions, ni les ours. » Il ne faut pas, pour la bonne chère et la vaine gloire, attirer sur soi le danger, mais l’éviter au contraire. LE CHIEN INVITÉ ou L’HOMME ET LE CHIEN Un homme préparait un dîner pour traiter un de ses amis et familiers. Son chien invita un autre chien. Ami, lui dit-il, viens céans dîner avec moi. » L’invité arriva plein de joie, et s’arrêta à regarder le grand dîner, murmurant dans son cœur Oh ! quelle aubaine inattendue pour moi ! Je vais bâfrer et m’en donner tout mon soûl, de manière à n’avoir pas faim de tout demain. » Tandis qu’il parlait ainsi à part lui, tout en remuant la queue, comme un ami qui a confiance en son ami, le cuisinier le voyant tourner la queue de-ci, de-là, le prit par les pattes et le lança soudain par la fenêtre. Et le chien s’en retourna en poussant de grands cris. Il trouva sur sa route d’autres chiens ; l’un d’eux lui demanda Comment as-tu dîné, l’ami ? » Il lui répondit À force de boire je me suis enivré outre mesure, et je ne sais même pas par où je suis sorti. » Cette fable montre qu’il ne faut pas se fier à ceux qui font les généreux avec le bien d’autrui. LE CHIEN ENDORMI ET LE LOUP Un chien dormait devant une ferme. Un loup fondit sur lui, et il allait faire de lui son repas, quand le chien le pria de ne pas l’immoler tout de suite À présent, dit-il, je suis mince et maigre ; mais attends quelque temps mes maîtres vont célébrer des noces ; moi aussi j’y prendrai de bonnes lippées, j’engraisserai et je serai pour toi un manger plus agréable. » Le loup le crut et s’en alla. À quelque temps de là il revint, et trouva le chien endormi dans une pièce haute de la maison ; il s’arrêta en bas et l’appela, lui rappelant leurs conventions. Alors le chien Ô loup, dit-il, si à partir d’aujourd’hui tu me vois dormir devant la ferme, n’attends plus de noces » Cette fable montre que les hommes sensés, quand ils se sont tirés d’un danger, s’en gardent toute leur vie. DU CHIEN ET DE SON IMAGE Un Chien traversant une rivière sur une planche, tenait dans sa gueule un morceau de chair, que la lumière du Soleil fit paraître plus gros dans l’eau, comme c’est l’ordinaire. Son avidité le poussa à vouloir prendre ce qu’il voyait, et il lâcha ce qu’il portait, pour courir après cette ombre. C’est ainsi que sa gourmandise fut trompée, et il apprit à ses dépens qu’il vaut mieux conserver ce que l’on possède, que de courir après ce qu’on n’a pas. l LA FONTAINE Le Chien lâchant sa proie pour l’ombre Chacun se trompe ici-bas On voit courir après l’ombre Tant de fous qu’on n’en sait pas La plupart du temps le nombre. Au Chien dont parle Ésope il faut les renvoyer. Ce Chien, voyant sa proie en l’eau représentée, La quitta pour l’image, et pensa se noyer. La rivière devint tout d’un coup agitée ; À toute peine il regagna les bords, Et n’eut ni l’ombre ni le corps. LE LOUP ET LE CHIEN Un loup n'avait que les os et la peau, Tant les chiens faisaient bonne garde. Ce loup rencontre un dogue aussi puissant que beau, Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde. L'attaquer, le mettre en quartiers, Sire loup l'eût fait volontiers; Mais il fallait livrer bataille, Et le mâtin était de taille A se défendre hardiment. Le loup donc, l'aborde humblement, Entre en propos, et lui fait compliment Sur son embonpoint, qu'il admire. Il ne tiendra qu'à vous, beau sire, D'être aussi gras que moi, lui repartit le chien. Quittez les bois, vous ferez bien Vos pareils y sont misérables, Cancres, hères,et pauvres diables, Dont la condition est de mourir de faim. Car quoi ? rien d'assuré; point de franche lippée ; Tout à la pointe de l'épée. Suivez moi, vous aurez un bien meilleur destin.» Le loup reprit Que me faudra-t-il faire ? - Presque rien, dit le chien donner la chasse aux gens Portants bâtons et mendiants ; Flatter ceux du logis, à son maître complaire Moyennant quoi votre salaire Sera force reliefs de toutes les façons Os de poulets, os de pigeons, Sans parler de mainte caresse.» Le loup déjà se forge une félicité Qui le fait pleurer de tendresse Chemin faisant, il vit le cou du chien pelé. "Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? -Peu de chose. Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché De ce que vous voyez est peut-être la cause. - Attaché ? dit le loup vous ne courez donc pas Où vous voulez? - Pas toujours; mais qu'importe ? - Il importe si bien, que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor." Cela dit, maître loup s'enfuit, et court encor. l FABLES DE FLORIAN 18ème siècle La brebis et le chien La brebis et le chien, de tous les temps amis, Se racontaient un jour leur vie infortunée. Ah ! disait la brebis, je pleure et je frémis Quand je songe aux malheurs de notre destinée. Toi, l'esclave de l'homme, adorant des ingrats, Toujours soumis, tendre et fidèle, Tu reçois, pour prix de ton zèle, Des coups et souvent le trépas. Moi, qui tous les ans les habille, Qui leur donne du lait, et qui fume leurs champs, Je vois chaque matin quelqu'un de ma famille Assassiné par ces méchants. Leurs confrères les loups dévorent ce qui reste. Victimes de ces inhumains, Travailler pour eux seuls, et mourir par leurs mains, Voilà notre destin funeste ! Il est vrai, dit le chien mais crois-tu plus heureux Les auteurs de notre misère ? Va, ma soeur, il vaut encor mieux Souffrir le mal que de le faire. Le Chien et le Chat Un chien, vendu par son maître, Brisa sa chaîne, et revint Au logis qui le vit naître. Jugez de ce qu'il devint Lorsque, pour prix de son zèle, Il fut, de cette maison, Reconduit par le bâton Vers sa demeure nouvelle. Un vieux chat, son compagnon, Voyant sa surprise extrême, En passant lui dit ce mot - Tu croyais donc, pauvre sot, Que c'est pour nous qu'on nous aime ! L'Ecureuil, le Chien et le Renard Un gentil écureuil était le camarade, Le tendre ami d'un beau danois. Un jour qu'ils voyageaient comme Oreste et Pylade, La nuit les surprit dans un bois. En ce lieu point d'auberge ; ils eurent de la peine À trouver où se bien coucher. Enfin le chien se mit dans le creux d'un vieux chêne, Et l' écureuil plus haut grimpa pour se nicher. Vers minuit, c'est l'heure des crimes, Longtemps après que nos amis En se disant bonsoir se furent endormis, Voici qu'un vieux renard affamé de victimes Arrive au pied de l' arbre, et, levant le museau, Voit l' écureuil sur un rameau. Il le mange des yeux, humecte de sa langue Ses lèvres qui, de sang, brûlent de s'abreuver ; Mais jusqu' à l' écureuil il ne peut arriver Il faut donc par une harangue L'engager à descendre ; et voici son discours Ami, pardonnez, je vous prie, Si, de votre sommeil, j'ose troubler le cours, Mais le pieux transport dont mon âme est remplie Ne peut se contenir ; je suis votre cousin germain. Votre mère était sœur de feu mon digne père. Cet honnête homme, hélas ! à son heure dernière, M'a tant recommandé de chercher son neveu Pour lui donner moitié du peu Qu' il m'a laissé de bien ! Venez donc, mon cher frère, Venez, par un embrassement, Combler le doux plaisir que mon âme ressent. Si je pouvois monter jusqu'aux lieux où vous êtes, Oh ! J'y serais déjà, soyez-en bien certain. Les écureuils ne sont pas bêtes, Et le mien était fort malin ; Il reconnaît le patelin, Et répond d'un ton doux je meurs d' impatience De vous embrasser, mon cousin ; Je descends mais, pour mieux lier la connaissance, Je veux vous présenter mon plus fidèle ami, Un parent qui prit soin de nourrir mon enfance... Il dort dans ce trou-là frappez un peu ; je pense Que vous serez charmé de le connaître aussi. Aussitôt maître renard frappe, Croyant en manger deux. Mais le fidèle chien S'élance de l' arbre, le happe, Et vous l'étrangle bel et bien. Ceci prouve deux points d'abord, qu' il est utile Dans la douce amitié de placer son bonheur, Puis, qu'avec de l' esprit il est souvent facile, Au piège qu'il nous tend, de surprendre un trompeur. LE CHIEN COUPABLE "Mon frère, sais-tu la nouvelle ? Mouflar, le bon Mouflar, de nos chiens, le modèle, Si redouté des loups, si soumis au berger, Mouflar vient, dit-on, de manger Le petit agneau noir, puis la brebis sa mère, Et puis sur le berger s'est jeté furieux. - Serait-il vrai ? - Très vrai, mon frère. - À qui donc se fier, grands dieux !" C'est ainsi que parlaient deux moutons dans la plaine. Et la nouvelle était certaine. Mouflar, sur le fait même, pris, N' attendait plus que le supplice ; Et le fermier voulait qu'une prompte justice Effrayât les chiens du pays. La procédure en un jour est finie. Mille témoins pour un, déposent l'attentat. Récolés, confrontés, aucun d'eux ne varie Mouflar est convaincu du triple assassinat. Mouflar recevra donc deux balles dans la tête Sur le lieu même du délit. À son supplice qui s'apprête, Toute la ferme se rendit. Les agneaux de Mouflar demandèrent la grâce. Ele fut refusée. On leur fit prendre place. Les chiens se rangèrent près d'eux, Tristes, humiliés, mornes, l'oreille basse, Plaignant, sans l'excuser, leur frère malheureux. Tout le monde attendait dans un profond silence. Mouflar paraît bientôt, conduit par deux pasteurs Il arrive ; et, levant au ciel ses yeux en pleurs, Il harangue ainsi l' assistance "ô vous, qu'en ce moment je n'ose et je ne puis Nommer comme autrefois, mes frères, mes amis, Témoins de mon heure dernière, Voyez où peut conduire un coupable désir ! De la vertu, quinze ans j'ai suivi la carrière. Un faux pas m'en a fait sortir. Apprenez mes forfaits. Au lever de l'aurore, Seul, auprès du grand bois, je gardais le troupeau. Un loup vient, emporte un agneau, Et tout en fuyant le dévore. Je cours, j'atteins le loup, qui, laissant son festin, Vient m' attaquer je le terrasse, Et je l'étrangle sur la place. C'était bien jusque là mais, pressé par la faim, De l'agneau dévoré, je regarde le reste, J'hésite, je balance... à la fin, cependant, J'y porte une coupable dent Voilà de mes malheurs l'origine funeste. La brebis vient dans cet instant, Elle jette des cris de mère.... La tête m'a tourné, j'ai craint que la brebis Ne m'accusât d'avoir assassiné son fils. Et, pour la forcer à se taire, Je l'égorge dans ma colère. Le berger accourait armé de son bâton. N'espérant plus aucun pardon, Je me jette sur lui mais bientôt on m' enchaîne, Et me voici prêt à subir De mes crimes, la juste peine. Apprenez tous du moins, en me voyant mourir, Que la plus légère injustice, Aux forfaits les plus grands peut conduire d'abord ; Et que, dans le chemin du vice, On est au fond du précipice, Dès qu'on met un pied sur le bord." Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon 1707-1788 est l'auteur d’une Histoire naturelle, générale et particulière, publiée en 36 volumes entre 1749 et 1788. Ses contributions à l'évolutionnisme sont contenues, entre autres, dans " histoire naturelle, générale et particulière avec la description du cabinet du Roi, Tome Quatorzième " et, en particulier dans les causes de la dégénération. Vous pouvez visionner les planches coloriées de Buffon sur les animaux quadrupèdes du service de documentation de l'Université de Strasbourg. LE CHIEN VU PAR BUFFON [...] Le chien, indépendamment de la beauté de sa forme, de la vivacité, de la force, de la légèreté, a par excellence toutes les qualités intérieures qui peuvent attirer les regards de l'homme. Un naturel ardent, colère, même féroce et sanguinaire, rend le chien sauvage redoutable à tous les animaux, et cède dans le chien domestique aux sentiments les plus doux, au plaisir de s'attacher et au désir de plaire ; il vient en rampant mettre aux pieds de son maître son courage, sa force, ses talents ; il attend ses ordres pour en faire usage ; il le consulte, il l'interroge, il le supplie ; un coup d'œil suffit, il entend les signes de sa volonté ; sans avoir, comme l'homme, la lumière de la pensée, il a toute la chaleur du sentiment ; il a de plus que lui la fidélité, la constance dans ses affections ; nulle ambition, nul intérêt, nul désir de vengeance, nulle crainte que celle de déplaire ; il est tout zèle, tout ardeur, et tout obéissance ; plus sensible au souvenir des bienfaits qu'à celui des outrages, il ne se rebute pas des mauvais traitements, il les subit, les oublie, ou ne s'en souvient que pour s'attacher davantage ; loin de s'irriter ou de fuir, il s'expose de lui-même à de nouvelles épreuves ; il lèche cette main, instrument de douleur qui vient de le frapper, il ne lui oppose que la plainte, et la désarme enfin par la patience et la soumission. Plus docile que l'homme, plus souple qu'aucun des animaux, non-seulement le chien s'instruit en peu de temps, mais même il se conforme aux mouvements, aux manières, à toutes les habitudes de ceux qui lui commandent ; il prend le ton de la maison qu'il habite ; comme les autres domestiques, il est dédaigneux chez les grands, et rustre à la campagne toujours empressé pour son maître et prévenant pour ses seuls amis, il ne fait aucune attention aux gens indifférents, et se déclare contre ceux qui par état ne sont faits que pour importuner ; il les connait aux vêtements, à la voix, à leurs gestes, et les empêche d'approcher. [...] On sentira de quelle importance cette espèce est dans l'ordre de la nature. En supposant un instant qu'elle n'eût jamais existé, comment l'homme aurait-il pu, sans le secours du chien, conquérir, dompter, réduire en esclavage les autres animaux ? comment pourrait-il encore aujourd'hui découvrir, chasser, détruire les bêtes sauvages les plus nuisibles ? Pour se mettre en sûreté, et pour se rendre maître de l'univers vivant, il a fallu commencer par se faire un parti parmi les animaux, se concilier avec douceur et par caresses ceux qui se sont trouvés capables de s'attacher et d'obéir, afin de les opposer aux autres. Le premier art de l'homme a donc été l'éducation du chien, et le fruit de cet art la conquête et la possession paisible de la terre. [...] " VICTOR HUGO 19ème siècle La mort d'un chien Un groupe tout à l’heure était là sur la grève, Regardant quelque chose à terre. – Un chien qui crève ! M’ont crié des enfants ; voilà tout ce que c’est. – Et j’ai vu sous leurs pieds un vieux chien qui gisait. L’océan lui jetait l’écume de ses lames. – Voilà trois jours qu’il est ainsi, disaient des femmes, On a beau lui parler, il n’ouvre pas les yeux. – Son maître est un marin absent, disait un vieux. Un pilote, passant la tête à sa fenêtre, A repris – Ce chien meurt de ne plus voir son maître. Justement le bateau vient d’entrer dans le port ; Le maître va venir, mais le chien sera mort. – Je me suis arrêté près de la triste bête, Qui, sourde, ne bougeant ni le corps ni la tête, Les yeux fermés, semblait morte sur le pavé. Comme le soir tombait, le maître est arrivé, Vieux lui-même ; et, hâtant son pas que l’âge casse, A murmuré le nom de son chien à voix basse. Alors, rouvrant ses yeux pleins d’ombre, exténué, Le chien a regardé son maître, a remué Une dernière fois sa pauvre vieille queue, Puis est mort. C’était l’heure où, sous la voûte bleue, Comme un flambeau qui sort d’un gouffre, Vénus luit ; Et j’ai dit D’où vient l’astre ? où va le chien ? ô nuit ! Victor Hugo 1802-1885, Recueil Les quatre vents de l'esprit » Charles BAUDELAIRE 19ème siècle LES BONS CHIENS Petits poèmes en prose … Arrière la muse académique ! Je n'ai que faire de cette vieille bégueule. J'invoque la muse familière, la citadine, la vivante, pour qu'elle m'aide à chanter les bons chiens, les pauvres chiens, les chiens crottés, ceux-là que chacun écarte, comme pestiférés et pouilleux, excepté le pauvre dont ils sont les associés, et le poète qui les regarde d'un œil fraternel. Fi du chien bellâtre, de ce fat quadrupède, danois, king-charles, carlin ou gredin, si enchanté de lui-même qu'il s'élance indiscrètement dans les jambes ou sur les genoux du visiteur, comme s'il était sûr de plaire, turbulent comme un enfant, sot comme une lorette, quelquefois hargneux et insolent comme un domestique ! Fi surtout de ces serpents à quatre pattes, frissonnants et désœuvrés, qu'on nomme levrettes, et qui ne logent même pas dans leur museau pointu assez de flair pour suivre la piste d'un ami, ni dans leur tête aplatie assez d'intelligence pour jouer au domino ! A la niche, tous ces fatigants parasites ! Qu'ils retournent à leur niche soyeuse et capitonnée. Je chante le chien crotté, le chien pauvre, le chien sans domicile, le chien flâneur, le chien saltimbanque, le chien dont l'instinct, comme celui du pauvre, du bohémien et de l'histrion, est merveilleusement aiguillonné par la nécessité, cette si bonne mère, cette vraie patronne des intelligences ! Je chante les chiens calamiteux, soit ceux qui errent solitaires, dans les ravines sinueuses des immenses villes, soit ceux qui ont dit à l'homme abandonné, avec des yeux clignotants et spirituels Prends-moi avec toi, et de nos deux misères nous ferons peut-être une espèce de bonheur !» … Charles Baudelaire 1821-1867, Petits poèmes en prose 1864, extrait du poème Les Bons Chiens extrait — Mon beau chien, mon bon chien, mon cher toutou, approchez et venez respirer un excellent parfum acheté chez le meilleur parfumeur de la ville. » Et le chien, en frétillant de la queue, ce qui est, je crois, chez ces pauvres êtres, le signe correspondant du rire et du sourire, s’approche et pose curieusement son nez humide sur le flacon débouché ; puis, reculant soudainement avec effroi, il aboie contre moi en manière de reproche. — Ah ! misérable chien, si je vous avais offert un paquet d’excréments, vous l’auriez flairé avec délices et peut-être dévoré. Ainsi, vous-même, indigne compagnon de ma triste vie, vous ressemblez au public, à qui il ne faut jamais présenter des parfums délicats qui l’exaspèrent, mais des ordures soigneusement choisies.» Charles Baudelaire, Petits poèmes en prose, 1869 NOUVELLE DE GUY DE MAUPASSANT Guy de Maupassant Histoire d'un chien. Texte publié dans Le Gaulois du 2 juin 1881. HISTOIRE D'UN CHIEN Toute la presse a répondu dernièrement à l'appel de la Société protectrice des animaux, qui veut fonder un asile pour les bêtes. Ce serait là une espèce d'hospice, et un refuge où les pauvres chiens sans maître trouveraient la nourriture et l'abri, au lieu du noeud coulant que leur réserve l'administration. Les journaux, à ce propos, ont rappelé la fidélité des bêtes, leur intelligence, leur dévouement. Ils ont cité des traits de sagacité étonnante. Je veux à mon tour raconter l'histoire d'un chien perdu, mais d'un chien du commun, laid, d'allure vulgaire. Cette histoire, toute simple, est vraie de tout point. Dans la banlieue de Paris, sur les bords de la Seine, vit une famille de bourgeois riches. Ils ont un hôtel élégant, grand jardin, chevaux et voitures, et de nombreux domestiques. Le cocher s'appelle François. C'est un gars de la campagne, à moitié dégourdi seulement, un peu lourdaud, épais, obtus, et bon garçon. Comme il rentrait un soir chez ses maîtres, un chien se mit à le suivre. Il n'y prit point garde d'abord ; mais l'obstination de la bête à marcher sur ses talons le fit bientôt se retourner. Il regarda s'il connaissait ce chien mais non, il ne l'avait jamais vu. C'était une chienne d'une maigreur affreuse, avec de grandes mamelles pendantes. Elle trottinait derrière l'homme d'un air lamentable et affamé, la queue serrée entre les pattes, les oreilles collées contre la tête ; et, quand il s'arrêtait, elle s'arrêtait, repartant quand il repartait. Il voulut chasser ce squelette de bête ; et cria "Va-t'en, veux-tu te sauver, houe ! houe !" Elle s'éloigna de deux ou trois pas, et se planta sur son derrière, attendant ; puis, dès que le cocher se remit en marche, elle repartit derrière lui. Il fit semblant de ramasser des pierres. L'animal s'enfuit un peu plus loin, avec un grand ballottement de ses mamelles flasques ; mais il revint aussitôt que l'homme eut le dos tourné. Alors le cocher François l'appela. La chienne s'approcha timidement, l'échine pliée comme un cercle et toutes les côtes soulevant la peau. Il caressa ces os saillants, et, pris de pitié pour cette misère de bête "Allons, viens !" dit-il. Aussitôt elle remua la queue, se sentant accueillie, adoptée, et au lieu de rester dans les mollets du maître qu'elle avait choisi, elle commença à courir devant lui. Il l'installa sur la paille de l'écurie, puis courut à la cuisine chercher du pain. Quand elle eut mangé tout son soûl, elle s'endormit, couchée en rond. Le lendemain, les maîtres, avertis par le cocher, permirent qu'il gardât l'animal. Cependant la présence de cette bête dans la maison devint bientôt une cause d'ennuis incessants. Elle était assurément la plus dévergondée des chiennes ; et, d'un bout à l'autre de l'année, les prétendants à quatre pattes firent le siège de sa demeure. Ils rôdaient sur la route, devant la porte, se faufilaient par toutes les issues de la haie vive qui clôturait le jardin, dévastaient les plates-bandes, arrachant les fleurs, faisant des trous dans les corbeilles, exaspéraient le jardinier. Jour et nuit c'était un concert de hurlements et des batailles sans fin. Les maîtres trouvaient jusque dans l'escalier, tantôt de petits roquets à queue empanachée, des chiens jaunes, rôdeurs de bornes, vivant d'ordures, tantôt des terre-neuve énormes à poils frisés, des caniches moustachus, tous les échantillons de la race aboyante. La chienne, que François avait, sans malice, appelée "Cocote" et elle méritait son nom, recevait tous ces hommages ; et elle produisait, avec une fécondité vraiment phénoménale, des multitudes de petits chiens de toutes les espèces connues. Tous les quatre mois, le cocher allait à la rivière noyer une demi-douzaine d'êtres grouillants, qui piaulaient déjà et ressemblaient à des crapauds. Cocote était maintenant devenue énorme. Autant elle avait été maigre, autant elle était obèse, avec un ventre gonflé sous lequel traînaient toujours ses longues mamelles ballottantes. Elle avait engraissé tout d'un coup, en quelques jours ; et elle marchait avec peine, les pattes écartées à la façon des gens trop gros, la gueule ouverte pour souffler, et exténuée aussitôt qu'elle s'était promenée dix minutes. Le cocher François disait d'elle "C'est une bonne bête pour sûr, mais qu'est, ma foi, bien déréglée." Le jardinier se plaignait tous les jours. La cuisinière en fit autant. Elle trouvait des chiens sous son fourneau, sous les chaises, dans la soupente au charbon ; et ils volaient tout ce qui traînait. Le maître ordonna à François de se débarrasser de Cocote. Le domestique désespéré pleura, mais il dut obéir. Il offrit la chienne à tout le monde. Personne n'en voulut. Il essaya de la perdre ; elle revint. Un voyageur de commerce la mit dans le coffre de sa voiture pour la lâcher dans une ville éloignée. La chienne retrouva sa route, et, malgré sa bedaine tombante, sans manger sans doute, en un jour, elle fut de retour ; et elle rentra tranquillement se coucher dans son écurie. Cette fois, le maître se fâcha et, ayant appelé François, lui dit avec colère "Si vous ne me flanquez pas cette bête à l'eau avant demain, je vous fiche à la porte, entendez-vous !" L'homme fut atterré, il adorait Cocote. Il remonta dans sa chambre, s'assit sur son lit, puis fit sa malle pour partir. Mais il réfléchit qu'une place nouvelle serait impossible à trouver, car personne ne voudrait de lui tant qu'il traînerait sur ses talons cette chienne, toujours suivie d'un régiment de chiens. Donc il fallait s'en défaire. Il ne pouvait la placer ; il ne pouvait la perdre ; la rivière était le seul moyen. Alors il pensa à donner vingt sous à quelqu'un pour accomplir l'exécution. Mais, à cette pensée, un chagrin aigu lui vint ; il réfléchit qu'un autre peut-être la ferait souffrir, la battrait en route, lui rendrait durs les derniers moments, lui laisserait comprendre qu'on voulait la tuer, car elle comprenait tout, cette bête ! Et il se décida à faire la chose lui-même. Il ne dormit pas. Dès l'aube, il fut debout, et, s'emparant d'une forte corde, il alla chercher Cocote. Elle se leva lentement, se secoua, étira ses membres et vint fêter son maître. Alors il s'assit et, la prenant sur ses genoux, la caressa longtemps, l'embrassa sur le museau ; puis, se levant, il dit "Viens." Et elle remua la queue, comprenant qu'on allait sortir. Ils gagnèrent la berge, et il choisit une place où l'eau semblait profonde. Alors il noua un bout de la corde au cou de la bête, et, ramassant une grosse pierre, l'attacha à l'autre bout. Après quoi, il saisit la chienne en ses bras et la baisa furieusement, comme une personne qu'on va quitter. Il la tenait serrée sur sa poitrine, la berçait ; et elle se laissait faire, en grognant de satisfaction. Dix fois, il la voulut jeter ; chaque fois, la force lui manqua. Mais tout à coup il se décida et, de toute sa force, il la lança le plus loin possible. Elle flotta une seconde, se débattant, essayant de nager comme lorsqu'on la baignait mais la pierre l'entraînait au fond ; elle eut un regard d'angoisse ; et sa tête disparut la première, pendant que ses pattes de derrière, sortant de l'eau, s'agitaient encore. Puis quelques bulles d'air apparurent à la surface. François croyait voir sa chienne se tordant dans la vase du fleuve. Il faillit devenir idiot, et pendant un mois il fut malade, hanté par le souvenir de Cocote qu'il entendait aboyer sans cesse. Il l'avait noyée vers la fin d'avril. Il ne reprit sa tranquillité que longtemps après. Enfin il n'y pensait plus guère, quand, vers le milieu de juin, ses maîtres partirent et l'emmenèrent aux environs de Rouen où ils allaient passer l'été. Un matin, comme il faisait très chaud, François sortit pour se baigner dans la Seine. Au moment d'entrer dans l'eau, une odeur nauséabonde le fit regarder autour de lui, et il aperçut dans les roseaux une charogne, un corps de chien en putréfaction. Il s'approcha, surpris par la couleur du poil. Une corde pourrie serrait encore son cou. C'était sa chienne, Cocote, portée par le courant à soixante lieues de Paris. Il restait debout avec de l'eau jusqu'aux genoux, effaré, bouleverse comme devant un miracle, en face d'une apparition vengeresse. Il se rhabilla tout de suite et, pris d'une peur folle, se mit à marcher au hasard devant lui, la tête perdue. Il erra tout le jour ainsi et, le soir venu, demanda sa route, qu'il ne retrouvait pas. Jamais depuis il n'a osé toucher un chien. Cette histoire n'a qu'un mérite elle est vraie, entièrement vraie. Sans la rencontre étrange du chien mort, au bout de six semaines et à soixante lieues plus loin, je ne l'eusse point remarquée, sans doute ; car combien en voit-on, tous les jours, de ces pauvres bêtes sans abri ! Si le projet de la Société protectrice des animaux réussit, nous rencontrerons peut-être moins de ces cadavres à quatre pattes échoués sur les berges du fleuve. 2 juin 1881 JULES RENARD, Histoires naturelles 1896 Observateur du monde, Renard cherche à restituer en peu de mots la nature dans sa diversité et la manifestation des règnes humain, animal et végétal. Les animaux occupent ainsi une place prépondérante, ils sont dépeints en étroite relation avec les hommes et les végétaux. L'auteur s'intéresse à toutes sortes d'animaux la souris, la baleine, la pintade, l'escargot, le paon, le brochet, la puce... Lisons deux textes qui mettent en scène des chiens. Nous noterons l'ambivalence de Jules Renard d'une part, il donne l'impression de s'éloigner de rêves poétiques de fraternisation avec les animaux considérés par certains comme des égaux ; d'autre part, il est capable de s'enflammer contre la vox populi qui déclare que "la mort d'un chien n'est rien". Dans "Dédéche est mort", il raconte par exemple la mort du petit griffon de sa fille Marie, euthanasié par nécessité. A propos des animaux, J. Renard souhaitait un renversement de perspective "Histoire naturelles - Buffon décrit les animaux pour faire plaisir aux hommes. Moi, je voudrais être agréable aux animaux mêmes. Je voudrais, s'ils pouvaient lire mes petites Histoires naturelles, que cela les fît sourire." Journal, 18 septembre 1895 LES CHIENS Les deux chiens qui s'étaient pris, là-bas, de l'autre côté du canal, et que nous ne pouvions pas ne pas voir, Gloriette et moi, de notre banc, nous donnaient le spectacle d'un grotesque et douloureux collage dont la rupture s'éternise, quand arriva près d'eux Coursol. Il ramenait ses moutons par le canal et portait sur l'épaule une bûche de bois qu'il avait ramassée en chemin pour se chauffer l'hiver. Dès qu'il s'aperçut que l'un des deux chiens était à lui, il le saisit par le collier et laissa d'abord tomber sa bûche, sans hâte, sur l'autre chien. Comme les deux bêtes ne se séparaient pas, Coursol, au milieu de ses moutons arrêtés, dut frapper plus fort. Le chien hurla sans pouvoir rompre. On entendit alors les coups de bûche résonner sur l'échine. - Pauvres bêtes ! dit Gloriette pâle. - Voilà, dis-je, comme on les traite au pays, et c'est étonnant que Coursol ne les jette pas au canal. L'eau agirait plus vite. - Quelle brute ! dit Gloriette. - Mais non ! C'est Coursol, un brave homme paisible. Gloriette se retenait de crier. J'étais écoeuré comme elle, mais j'avais l'habitude. - Ordonne-lui de cesser ! dit Gloriette. - Il est loin, il m'entendrait mal. - Lève-toi ! fais-lui des signes ! - S'il me comprenait, il répondrait sans colère “ Est-ce qu'on peut laisser des chiens dans cet état ? ” Gloriette regardait, toute blanche, lèvres ouvertes, et Coursol tapait toujours sur le chien courbaturé. - Ça devient atroce ! Veux-tu que je m'en aille ? dit Gloriette prise de pudeur. Tu pourras mieux te révolter contre ce misérable ! Je l'allais répondre je ne sais quoi, quelque chose de ce genre “ Ce n'est pas sur notre commune ! ”, lorsqu'un dernier coup de bûche, qui pouvait les assommer, désunit les deux bêtes. Coursol, ayant agi comme il devait, poussa ses moutons vers le village. Les chiens, libres, restèrent quelques instants l'un près de l'autre. Ils tournaient, penauds, sur eux-mêmes, encore liés par le souvenir. DEDECHE EST MORT C'était le petit griffon de mademoiselle et nous l'aimions tous. Il connaissait l'art de se pelotonner n'importe où, et, même sur une table, il semblait dormir au creux d'un nid. Il avait compris que la caresse de sa langue nous devenait désagréable et il ne nous caressait plus qu'avec sa patte, sur la joue, finement. Il suffisait de se protéger l'œil. Il riait. On crut longtemps que c'était une façon d'éternuer, mais c'était bien un rire. Quoiqu'il n'eût pas de profonds chagrins, il savait pleurer, c'est-à-dire grogner de la gorge, avec une goutte d'eau pure au coin des yeux. Il lui arrivait de se perdre et de revenir à la maison tout seul, si intelligemment, qu'à nos cris de joie nous tâchions d'ajouter quelques marques d'estime. Sans doute, il ne parlait pas, malgré nos efforts. En vain, mademoiselle lui disait “ Si tu parlais donc un tout petit peu ! ” Il la regardait, frémissant, étonné comme elle. De la queue, il faisait bien les gestes, il ouvrait les mâchoires, mais sans aboyer. Il devinait que mademoiselle espérait mieux qu'un aboiement, et la parole était au coeur, près de monter à la langue et aux lèvres. Il aurait fini par la donner, il n'avait pas encore l'âge ! Un soir sans lune, à la campagne, comme Dédéche se cherchait des amis au bord de la route, un gros chien, qu'on ne reconnut pas, sûrement de braconnier, happa cette fragile boule de soie, la secoua, la serra, la rejeta et s'enfuit. Ah ! si mademoiselle avait pu saisir ce chien féroce, le mordre à la gorge, le rouler et l'étouffer dans la poussière ! Dédéche guérit de la blessure des crocs, mais il lui resta aux reins une douloureuse faiblesse. Il se mit à pisser partout. Dehors, il pissait comme une pompe, tant qu'il pouvait, joyeux de nous délivrer d'un souci, et à peine rentré il ne se retenait déjà plus. Dès qu'on tournait le dos, il tournait le sien au pied d'un meuble, et mademoiselle jetait son cri d'alarme monotone “ Une éponge ! de l'eau ! du soufre ! ” On se mettait en colère, on grondait Dédéche d'une voix terrible, et on le battait avec des gestes violents qui ne le touchaient pas, son regard fin nous répondait “ Je sais bien, mais que faire ? ” Il restait gentil et gracieux, mais parfois il se voûtait comme s'il avait sur l'échine les dents du chien de braconnier. Et puis son odeur finissait par inspirer des mots aux amis les moins spirituels. Le cœur même de mademoiselle allait durcir ! Il fallut tuer Dédéche. C'est très simple on fait une incision dans une bouchée de viande, on y met deux poudres, une de cyanure de potassium, l'autre d'acide tartrique, on recoud avec du fil très fin. On donne une première boulette inoffensive, pour rire, puis la vraie. L'estomac digère et les deux poudres, par réaction, forment de l'acide cyanhydrique ou prussique qui foudroie l'animal. Je ne veux plus me rappeler qui de nous administra les boulettes. Dédéche attend, couché, bien sage, dans sa corbeille. Et nous aussi nous attendons, nous écoutons de la pièce à côté, affalés sur des sièges, comme pris d'une immense fatigue. Un quart d'heure passe, une demi-heure. Quelqu'un dit doucement - Je vais voir. - Encore cinq minutes ! Nos oreilles bourdonnent. Ne croirait-on pas qu'un chien hurle quelque part, au loin, le chien de braconnier ? Enfin le plus courageux de nous disparaît et revient dire d'une voix qu'on ne lui connaissait pas - C'est fini ! Mademoiselle laisse tomber sa tête sur le lit et sanglote. Elle cède aux sanglots, comme on a le fou rire, quand on ne voulait que rire. Elle répète, la figure dans l'oreiller - Non, non, je ne boirai pas mon chocolat ce matin ! A la maman qui lui parle de mari, elle murmure qu'elle restera vieille fille. Les autres rattrapent à temps leurs larmes. Ils sentent qu'ils pleureraient tous et que chaque nouvelle source ferait jaillir une source voisine. Ils disent à mademoiselle - Tu es bête, ce n'est rien ! Pourquoi rien ? C'était de la vie ! et nous ne pouvons pas savoir jusqu'où allait celle que nous venons de supprimer. Par pudeur, pour ne pas avouer que la mort d'un petit chien nous bouleverse, nous songeons aux êtres humains déjà perdus, à ceux qu'on pourrait perdre, à tout ce qui est mystérieux, incompréhensible, noir et glacé. Le coupable se dit “ Je viens de commettre un assassinat par trahison.” Il se lève et ose regarder sa victime. Plus tard, nous saurons qu'il a baisé le petit crâne chaud et doux de Dédéche. - Ouvre-t-il ses yeux ? - Oui, mais des yeux vitreux, qui ne voient plus. - Il est mort sans souffrir ? - Oh ! j'en suis sûr. - Sans se débattre ? - Il a seulement allongé sa patte au bord de la corbeille, comme s'il nous tendait encore une petite main. L'AMIE DES BETES ET DE LA NATURE COLETTE 1873-1954 Dialogues de bêtes 1904 Les hommes vus par les animaux point de vue d'un internaute Ces Dialogues de bêtes ont quelque chose d’enfantin et en même temps quelque chose de sensible qui plaira à tout adulte amoureux des animaux, comme Colette l’était. Toby-le-chien et Kiki-la-doucette sont les deux personnages principaux, animaux principaux, de ces dialogues qui usent de tous les codes du théâtre. Toby est un bull bringé noir dévoué à sa maîtresse, qu’il vénère comme une divinité. Il ne pense qu’à lui faire plaisir et se montre fort inquiet lorsqu’elle est absente. Il est même prêt à avaler de l’huile de ricin pour elle. Il est surnommé avec humour le saucisson larmoyeur». Kiki, c’est le chat, plus fier et plus intelligent que le chien. Ces deux animaux ont des Deux-Pattes », les humains Lui et Elle. C'est la rencontre entre ces deux mondes qui est passionnant le monde animal qui observe le monde des humains. Les animaux tentent de décrypter les liens sociaux et amoureux, essaient de comprendre le fonctionnement de certains outils ou de certains moyens de transport. Ces dialogues sont plaisants à lire par leur dynamisme, par la naïveté des animaux parfois et par cette manière subtile d'entrer dans l'intimité des humains. Les deux animaux principaux étaient réellement des animaux de Colette. L'on sent clairement son attachement à ses bêtes et l'on s'attache à notre tour à ces animaux. Une certaine tendresse transparaît parfois dans les dialogues, qui soulignent l'attention que l'auteure porte à ce chien et à ce chat. Des dialogues profondément humains, sensibles, amusants et poétiques. LE CHAT ET LE CHIEN. Le perron au soleil. La sieste après déjeuner. Toby-Chien et Kiki-la-Doucette gisent sur la pierre brûlante. Un silence de Dimanche. Pourtant, Toby-Chien ne dort pas, tourmenté par les mouches et par un déjeuner pesant. Il rampe sur le ventre, le train de derrière aplati en grenouille, jusqu'à Kiki-La-Doucette, fourrure tigrée, immobile. TOBY-CHIEN Tu dors ? KIKI-LA-DOUCETTE, ronron faible … TOBY-CHIEN Vis-tu seulement ? Tu es si plat ! Tu as l'air d'une peau de chat vide. KIKI-LA-DOUCETTE, voix mourante Laisse... TOBY-CHIEN Tu n'es pas malade ? KIKI-LA-DOUCETTE Non... laisse-moi. Je dors. Je ne sais plus si j'ai un corps. Quel tourment de vivre près de toi ! J'ai mangé, il est deux heures... dormons. TOBY-CHIEN Je ne peux pas. Quelque chose fait boule dans mon estomac. Cela va descendre, mais lentement. Et puis ces mouches !... La vue d'une seule tire mes yeux hors de ma tête. Comment font-elles ? Je ne suis que mâchoires hérissées de dents terribles entends les claquer et ces bêtes damnés m'échappent. Hélas ! mes oreilles ! Hélas ! mon tendre ventre bistré ! ma truffe enfiévrée !... Là ! juste sur mon nez, tu vois ? Comment faire ? Je louche tant que je peux... Il y a deux mouches maintenant ? Non, une seule... Non, deux... Je les jette en l'air comme un morceau de sucre. C'est le vide que je happe... Je n'en puis plus. Je déteste le soleil, et les mouches, et tout !... Il Gémit. KIKI-LA-DOUCETTE, assis, les yeux pâles de sommeil et de lumière Tu as réussi à m'éveiller. C'est tout ce que tu voulais n'est-ce pas ? Mes rêves sont partis. A peine sentais-je, à la surface de ma fourrure profonde, les petits pieds agaçants de ces mouches que tu poursuis. Un effleurement, une caresse parfois ridait d'un frisson l'herbe incliné et soyeuse qui me revêt... Mais tu ne sais rien faire discrètement ; ta joie populacière encombre, ta douleur cabotine gémit. Méridional va ! TOBY-CHIEN, amer Si c'est pour me dire ça que tu t'es réveillé !... KIKI-LA-DOUCETTE, rectifiant Que tu m'as réveillé. TOBY-CHIEN J'étais mal à l'aise, je quêtais une aide, une parole encourageante... KIKI-LA-DOUCETTE Je ne connais point de verbes digestifs. Quand je pense que de nous deux, c'est moi qui passe pour un sale caractère ! Mais rentre un peu en toi-même, compare ! La chaleur t'excède, la faim t'affole, le froid te fige... TOBY-CHIEN, vexé Je suis un sensitif. KIKI-LA-DOUCETTE Dis Un énergumène. TOBY-CHIEN Non, je ne le dirai pas. toi, tu es un monstrueux égoïste. KIKI-LA-DOUCETTE Peut-être. Les Deux-Pattes - ni toi – n'entendent rien à l'égoïsme, à celui des Chats... Ils baptisent ainsi, pêle-mêle, l'instinct de préservation, la pudique réserve, la dignité, le renoncement fatigué qui nous vient de l'impossibilité d'être compris par eux. Chien peu distingué, mais dénué de parti pris, me comprendras-tu mieux ? Le chat est un hôte et non un jouet. En vérité, je ne sais en quel temps nous vivons ! Les Deux-Pattes, Lui et Elle, ont-ils seuls le droit de s'attrister, de se réjouir, de laper les assiettes, de gronder, de promener par la maison une humeur capricieuse ? J'ai, moi aussi, MES caprices, MA tristesse, mon appétit inégal, mes heures de retraite rêveuse où je me sépare du monde... COLETTE DIALOGUE DE BÊTES LE CHAT ET LE CHIEN. UN POETE DU 20ème SIECLE JACQUES PREVERT cf. JACQUES PREVERT Histoires de chiens - Poème Dans l'Aurore, un grand quotidien parisien, le 23 novembre 1972 On pouvait voir le portrait de trois chiens Tom le setter irlandais Patrick le carlin et Vicky le caniche nain les trois chiens de la Maison Blanche habillés de rubans multicolores en l'honneur de Noël, chargés habituellement de délasser le Président Nixon des soucis de la politique ». Ce sont vos chiens monsieur le Président mais dites-moi, le chien de qui êtes-vous? certainement pas un chien perdu, un bon Médor fouillant dans la boîte de Pandore pour découvrir un peu de bonheur. Vous n'êtes pas, non plus, comme Papillon le chien de madame Chautard et l'ami d'un petit chat qu'on avait jeté dans la Durance. — Ils me jetaient des pierres pour me tuer. — Allons, répondait Papillon, ne pense plus à ces choses. Dors! Puis il s'est mis à lécher son ami sur le front, justement là où sont les idées tristes des petits chats. » Les petits enfants du Viêt-Nam que vous avez et que vous arrachez chaque jour à la vie, eux non plus, comme le petit chat ne voulaient pas, ne veulent pas mourir. Alors! Alors vous n'êtes pas un bon chien. Tout bêtement, trop souvent, tout simplement vous êtes comme un roi des rois, le roi des chiens méchants. Des chiens policiers, des chiens bombardiers, des chiens racistes, assassins, éventreurs. Et vous portez collier d'or et chaîne de plutonium rivée à votre grande Niche Blanche. Blanc comme elle le linge sèche devant en plein vent. Pas la moindre tache de saleté cachée, la moindre trace de sang coagulé. Le jardin n'est pas défolié. Les tondeuses à gazon ronronnent pendant que tombent au Viêt-Nam les bombes de trente tonnes et que les majorettes de la majorité qui se tait claironnent, la jambe en l'air, l'entrain, la gaieté. Le silence est d'or malgré le vacarme de la mort. Et vous en profitez, monsieur le Président Nixon, pour proclamer dans les micros du monde entier les statuts de votre liberté Article premier Seuls nous serons libres d'être libres et Dieu reconnaîtra les chiens! Les chiens! S'il en a été question ici c'est à cause d'un dessin de Sandy avec un chien déjà ancien Sandy c'est Calder Calder est américain et l'Amérique est son pays un pays comme un autre, mais peut-être un peu trop grand pour lui un pays vivant, tragique et marrant avec dedans pas seulement des chiens dévorants mais des très malheureux et des trop contents d'eux, et des amis, et des amants, des fous, des savants, des enfants merveilleux noirs et blancs. Ce pays je le connais à peine Sandy je le connais à plaisir Fasse le fil des jours dans les aiguilles du temps Un de ces jours-là, précisément, Janine ma femme, demandait à Sandy s'il y avait longtemps qu'on se connaissait. - Oui longtemps, très longtemps, à Montparnasse, sous la table! répondit Sandy à très peu de choses près, c'était vrai. SCIENCE-FICTION UN ROMAN AMERICAIN DES ANNEES 50 Clifford D. SIMAK, Demain les chiens. Œuvre de science-fiction de l’écrivain américain SIMAK 1904-1988 se présentant comme un recueil de contes réunis par des chiens civilisés et préfacés par un chien spécialiste d’une race mythique » la race humaine ». En ce qui concerne l’Homme, par contre, la terminologie a été bien mise au point. Cette race mythique était désignée sous le nom de race humaine ; les femelles sont des femmes ou des épouses deux termes qui ont peut-être jadis correspondu à des nuances distinctes, mais que l’on regarde aujourd’hui comme synonymes, les chiots sont des enfants. Un chiot mâle est un garçon. Un chiot femelle, une fille. Outre le concept de cité, deux autres concepts apparaissent dans le conte, que le lecteur sera incapable de concilier avec son mode de vie et qui heurteront peut-être même sa façon de penser ce sont les idées de guerre et de meurtre. Le meurtre est un procédé, impliquant généralement la violence, par lequel une créature vivante met un terme à la vie d’une autre créature vivante. La guerre, semble-t-il, était une forme de meurtre collectif pratiqué à une échelle inconcevable. Rover1 déclare, dans son étude de la légende, être persuadé que les contes sont beaucoup plus anciens qu’on ne le croit d’ordinaire il affirme en effet que des concepts comme ceux de guerre et de meurtre n’ont pas pu venir de notre culture actuelle mais qu’ils doivent remonter à une ère de sauvagerie dont on ne possède plus de traces historiques. Clifford D. SIMAK, Demain les chiens, trad. par J. Rosenthal, Club français du livre 1952 spécialiste imaginé par l’auteur. PENCHONS-NOUS SUR LES RELATIONS ENTRE L'HOMME ET LE CHIEN Voici un texte tiré de la revue Science et Vie, n°85, juillet-août 1992 Un chien qu’on traite à l’excès comme un humain finit par s’en arroger les droits et se comporter comme le personnage du roman fantastique et satirique de l’écrivain russe Mikhaïl Boulgakov, Cœur de chien » doté d’une morphologie humaine par les greffes réussies d’un imaginaire Professeur Préobroyensky, l’animal finit par être arrogant, puis grossier, ingrat, agressif et … politicard ! Par ailleurs dans le faux rapport de couple qu’on crée trop souvent avec un animal, celui-ci ressent toute intrusion d’un humain comme un risque de détournement d’affection ou de nourriture. C’est ainsi que des animaux jusqu’alors affectueux peuvent devenir sauvages quand on accorde des caresses à un enfant et, encore plus, quand un bébé naît dans la maisonnée. Les cas ne sont hélas pas rares de chiens jusqu’alors affectueux qui se jettent sauvagement sur un enfant… La sensiblerie n’est donc pas plus de mise que l’anthropomorphisme dans nos rapports avec les animaux. D. DUBRANA SKETCH DE RAYMOND DEVOS Raymond. Devos. 1922-2006 Sens dessus dessous, Mon chien, c'est quelqu'un ». Raymond Devos est un célèbre humoriste contemporain. Il aime railler les aspects absurdes de la vie quotidienne et explorer le double-sens des mots et les divers pièges du langage. Depuis quelque temps, mon chien m'inquiète... Il se prend pour un être humain, et je n'arrive pas à l'en dissuader. Ce n'est pas tellement que je prenne mon chien pour plus bête qu'il n'est... Mais que lui se prenne pour quelqu'un, c'est un peu abusif ! Est-ce que je me prends pour un chien, moi ? Quoique... Quoique... Dernièrement, il s'est passé une chose troublante qui m'a mis la puce à l'oreille ! Je me promenais avec mon chien que je tenais en laisse... Je rencontre une dame avec sa petite fille et j'entends la dame qui dit à sa petite fille "Va ! Va caresser le chien ! " Et la petite fille est venue me caresser la main ! J'avais beau lui faire signe, qu'il y avait erreur sur la personne, que le chien, c'était l'autre... la petite fille a continué de me caresser gentiment la main... Et la dame a dit - Tu vois qu'il n'est pas méchant ! Et mon chien, lui, qui ne rate jamais une occasion de se taire... a cru bon d'ajouter - il ne lui manque que la parole, madame ! Ça vous étonne, hein ? Eh bien, moi, ce qui m'a le plus étonné, ce n'est pas que ces dames m'aient pris pour un chien... Tout le monde peut se tromper ! ... Mais qu'elles n'aient pas été autrement surprises d'entendre mon chien parler... ! Alors là... Les gens ne s'étonnent plus de rien. Moi, la première fois que j'ai entendu mon chien parler, j'aime mieux vous dire que j'ai été surpris ! C'était un soir... après dîner. J'étais allongé sur le tapis, je somnolais... Je n'étais pas de très bon poil ! Mon chien était assis dans mon fauteuil, il regardait la télévision... Il n'était pas dans son assiette non plus ! Je le sentais !. J'ai un flair terrible... A force de vivre avec mon chien, le chien... je le sens ! Et, subitement, mon chien me dit - On pourrait peut-être de temps en temps changer de chaîne ? Moi, je n'ai pas réalisé tout de suite ! Je lui ai dit - C'est la première fois que tu me parles sur ce ton ! Il me dit - Oui ! Jusqu'à présent, je n'ai rien dit, mais je n'en pense pas moins ! Je lui dis - Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Il me dit - Ta soupe n'est pas bonne ! Je lui dis - Ta pâtée non plus ! Et, subitement, j'ai réalisé que je parlais à un chien... J'ai dit - Tiens ! Tu n'es qu'une bête, je ne veux pas discuter avec toi ! Enfin quoi... Un chien qui parle ! Est-ce que j'aboie, moi ? Quoique... Quoique... Dernièrement, mon chien était sorti sans me prévenir... Il était allé aux Puces, et moi j'étais resté pour garder la maison. Soudain... j'entendis sonner. Je ne sais pas ce qui m'a pris, au lieu d'aller ouvrir, je me suis mis à aboyer ! Mais à aboyer ! Le drame, c'est que mon chien, qui avait sonné et qui attendait derrière la porte, a tout entendu ! Alors, depuis, je n'en suis plus le maître ! Avant, quand je lui lançais une pierre, il la rapportait ! Maintenant, non seulement il ne la rapporte plus, mais c'est lui qui la lance ! Et si je ne la rapporte pas dans les délais... qu'est-ce que j'entends ! Je suis devenu sa bête noire, quoi ! Ah ! mon chien, c'est quelqu'un ! C'est dommage qu'il ne soit pas là, il vous aurait raconté tout ça mieux que moi ! Parce que cette histoire, lorsque c'est moi qui la raconte, personne n'y croit ! Alors que... lorsque c'est mon chien... les gens sont tout ouïe... Les gens croient n'importe qui ! LITTERATURE JEUNESSE OFFRANT UN ROLE DE PREMIER PLAN AU CHIEN & AUTRES OUVRAGES DESTINES A UN LARGE PUBLIC, SUSCITANT A PARTIR DE RECITS UNE REFLEXION SUR NOTRE RAPPORT AUX ANIMAUX ET NOTRE COMPORTEMENT BELLE ET SEBASTIEN Cécile AUBRY " Une bête dangereuse rôde dans la montagne. Toutes personne qui l'apercevra est autorisée à l'abattre. " Que de sottise et de méchanceté n'a-t-il pas fallu pour faire de Belle, la magnifique chienne pyrénéenne, l'ennemie public numéro un ! Peu importe à Sébastien. Né et grandi dans les solitudes neigeuses des sommets, il s'est juré de défendre Belle, de la sauver envers et contre tous. Mais où trouver un allié, quand le village entier se ligue contre le "monstre" ? Heureusement, Sébastien a plus d'amis qu'il ne croit... comme le montre ce récit de ses premières aventures. L'Histoire d'Edgar Sawtelle David Wroblewski Dans une ferme isolée au Nord du Wisconsin, le jeune Edgar Sawtelle grandit seul entre son père et sa mère, avec qui il ne peut communiquer que par le langage des signes. Depuis deux générations, les Sawtelle élèvent et dressent une race de chiens d’exception à qui il ne manque que la parole », dont Almondine, l’amie de toujours d’Edgar, est un merveilleux exemple. À l’arrivée de Claude, l’oncle du garçon, la paix du foyer vole en éclats. Au Bonheur des chiens Remo Forlani Julien a horreur de la campagne et des chiens. Un détestable héritage... et le voici à la campagne, avec cent chiens. Ainsi commence un roman d'humour et d'amour... L'Appel de la forêt J. London Oeuvre maîtresse de Jack London, ce roman fait revivre la vie des pionniers dans le Grand Nord, plongeant le lecteur dans l'univers des chercheurs d'or. On ne se lasse pas de relire les aventures du chien Buck, animal courageux au destin hors du commun. Vendu à plus de six millions d'exemplaires aux Etats-Unis, traduit en une vingtaine de langues, "L'Appel de la forêt" n'est pas seulement un classique de la littérature d'aventures, mais l'occasion pour Jack London d'exprimer sa vision du monde. À travers l'histoire de Buck, l'auteur du Talon de fer condamne aussi l'oppression du plus faible et l'injustice au profit de valeurs comme la solidarité, la ténacité et la fraternité. Un jour, un chien de Gabrielle Vincent La longue errance d'un chien que ses maîtres ont abandonné sur la route. Tout est dit, montré, exprimé, sans un trait inutile, sans la moindre fausse note de sensiblerie. Une œuvre qui ne ressemble à aucune autre, par Gabrielle Vincent, la créatrice d'" Ernest et Célesine ". HISTOIRES DE CHIENS CLAVEL Six récits de chiens sont ici racontés par un fervent admirateur et défenseur des animaux. Tous les sentiments - amour, haine, complicité, abandon - des plus nobles aux plus douloureux, sont exprimés dans ces histoires poignantes. Un livre au souffle puissant où l'héroïsme est toujours du côté de l'animal, fidèle et confiant malgré la lâcheté des humains. JE SUIS LE CHIEN de Katy Couprie Lors de sa promenade routinière, un chien recrée au gré de ses rencontres les personnages qui composent son univers. Sous des allures un peu cyniques et vaguement misanthropes, cet album invite à un regard créatif et ludique sur le quotidien. Il nous transmet la jubilation d'un chien, capable de réinventer le monde , de jouer avec des noms propres et des représentations de personnes. Version stimulante et féconde de la propension à décrypter les inconnus, croisés dans la rue LES CHIENS AUSSI A. BEGAG C’est une famille de chiens qui ressemble à s’y méprendre à une famille d’immigrés. Le jour, les mâles font tourner la roue. Le soir, ils rejoignent leurs proches, dorment à la niche et mangent à la gamelle, se font discrets pour ne pas déranger. Malgré cela, ils subissent chaque jour des brimades, des humiliations, certains d’entre eux crèvent dans la poussière sans que personne s’en émeuve. Mais César, un chiot qui n’a pas sa langue dans sa poche, a cette vision d’un jour où les chiens cesseront de faire les chiens, où ils pourront accéder au pays du Bonheur… Il en parle autour de lui, rassemble d’autres chiens décidés à faire valoir leurs droits. Grâce à César, les chiens découvrent que l’union fait la force. Ils s’organisent et obtiennent la reconnaissance de leurs justes revendications, ouvrant ainsi un chemin d’espoir pour tous les chiens opprimés… WIKIPEDIA cite deux chiens célèbres de contes - Guinefort, ou saint Guinefort, est le nom associé à un lévrier qui selon une légende rapportée notamment par le dominicain Étienne de Bourbon vers 1250, possédait le pouvoir posthume de guérir des enfants. Selon cette légende, le chien s'était attaqué à un serpent qui voulait mordre l'enfant de ses maîtres, châtelains de Villars-les-Dombes. Son maître le passe au fil de l'épée en voyant l'enfant ensanglanté gisant à terre, car imputant d'abord à son chien les blessures apparentes du nourrisson. En voyant le serpent déchiqueté près du berceau et lorsque son enfant sain se réveille, il comprend sa méprise. Par la suite, ayant enterré son valeureux chien, il plante un buisson pour marquer l'emplacement de la dépouille. Les gens du lieu, puis d'autres, attribuent bientôt au lévrier martyr des pouvoirs miraculeux, notamment ceux de guérir des enfants et se rendent au sanctuaire pour le vénérer. Face à l'ampleur de la dévotion, Étienne de Bourbon fera exhumer les restes du chien pour les brûler ainsi que l'arbuste et en fera état dans son ouvrage De Supersticione. Une loi est votée pour interdire aux habitants de se rendre sur les lieux, sous peine de saisie de l'ensemble de leurs biens. Pourtant, le culte de ce saint Lévrier persiste pendant plusieurs siècles, jusqu'aux années 1930, et ce malgré les interdictions répétées de l'Église catholique romaine. - Roverandom est un livre écrit par J. R. R. Tolkien en 1927. L'histoire conte les aventures d'un chiot nommé Rover, qui après avoir mordu un sorcier, se voit transformé en jouet et renommé en Roverandom. Un petit garçon acquiert le chien-jouet, mais finit par le perdre alors qu'il joue sur la plage. Le jouet est alors envoyé par un sorcier vivre des aventures sur la Lune et dans la mer afin de retrouver son apparence originelle. Tolkien invente les aventures de Rover durant l'été 1925 pour consoler son fils Michael qui vient de perdre, sur la plage de Filey, son jouet favori, un petit chien en plomb. Il propose le texte à son éditeur, Allen & Unwin, en 1936, qui avait alors accepté avec enthousiasme Le Hobbit ; mais le succès de ce dernier incite Stanley Unwin à en réclamer une suite, et Roverandom ne fut probablement jamais sérieusement envisagé pour la publication, de même que les autres textes proposés par Tolkien à la même époque, Mr. Bliss et Le Fermier Gilles de Ham. Roverandom est finalement édité en 1998 par Wayne G. Hammond et Christina Scull, avec cinq illustrations de Tolkien. Au premier abord, Roverandom paraît être un conte pour enfants, néanmoins le texte possède plusieurs degrés de lecture d'une histoire pour enfants, jusqu'à un texte contenant de la philologie ou de la mythologie, thèmes chers à Tolkien, en passant par de nombreuses allusions voilées à la propre vie de famille de Tolkien et de ses fils pour lesquels le récit était à l'origine destiné ; ou à d'autres contes pour enfants comme ceux d'Edith Nesbit. Le récit aborde de nombreux sujets, depuis des faits précis s'étant déroulés à l'époque de la rédaction de l'histoire, comme l'éclipse lunaire ratée, jusqu'à l'utilisation de la langue et sa phonologie, sujet de prédilection de Tolkien, en passant, bien sûr, par la réutilisation de mythologies diverses les mythologies grecque, celte, nordique, et bien évidemment la propre mythologie de Tolkien. Outre son propre intérêt comme conte pour enfants, c'est un texte important qui entre dans le contexte d'une des œuvres majeures de Tolkien, car sa création intervient presque immédiatement avant celle de Le Hobbit.
Un chien qui pleure fait terriblement mal au cœur et peut vite devenir une nuisance sonore à vivre au quotidien. Que ce soit en pleine journée en votre absence, parce que vous ne vous en occupez pas ou en pleine nuit vous empêchant ainsi de passer des nuits au calme, cela ne peut plus durer. Respirez un bon coup, nous vous proposons des éléments de réponse et des astuces à essayer pour retrouver le calme à la maison et avec les voisins. Les causes probables du phénomène du chien qui pleureZoom sur le chiot qui pleure quand la peluche donne de la voixUn point sur le partage du lit avec son chienQuelles solutions appliquer pour que mon chien adulte arrête de pleurer ?Chien qui pleure et gémit dire STOP sans un mot !Ne pas porter attention au chien qui pleure la nuitTravailler la gestion nerveuse chez le chien l’occuper et le faire décharger ! Les causes probables du phénomène du chien qui pleure Commençons par un petit rappel sur l’aboiement à la base, l’aboiement du chien est une décharge nerveuse. On en connait 4 types dont l’aboiement de demande qui a pour objectif de susciter votre intérêt. Quand le chien aboie ou gémit et qu’il observe une réaction de votre part, il intègre que cette façon de vous interpeler fonctionne. Les pleurs du chien sont un phénomène proche qui constitue un moyen d’appeler le maître. Qui peut résister aux litanies de son animal favori ? Tout comme le chiot gémissait pour que sa mère s’occupe de lui, le chien utilise cette même recette pour attirer l’attention. Comme vous avez pu le constater, le chien n’aime pas beaucoup la solitude or un chien doit apprendre à être seul et à ne pas être en interaction permanente avec ses maîtres. Rares sont les personnes qui peuvent emmener leur chien au travail ou partout avec elles, ou qui peuvent consacrer leur journée entière à l’occupation de leur toutou. Le problème peut donc venir du manque d’habitude du chien à passer des moments seuls. Qui s’amuserait à mettre son chien dans une pièce tandis qu’on est à la maison ? Et pourtant… voilà un apprentissage par le procédé de l’habituation bien nécessaire et dans l’intérêt de votre poilu. S’il souffre d’hyper attachement, c’est qu’il n’a pas été habitué à se gérer seul, c’est-à-dire à s’occuper et à attendre les moments de complicité avec son partenaire humain qui succèdent à la phase de séparation. Il faut donc déconstruire le comportement pour repartir sur de bonnes bases et ainsi instaurer un détachement naturel pour profiter d’une vie équilibrée pour tous. Bien sûr, si le gémissement apparaît sans raison et s’accompagne d’une modification du comportement de votre poilu, n’attendez pas avant de consulter un vétérinaire. Zoom sur le chiot qui pleure quand la peluche donne de la voix © Flickr – Mike Spasoff Une fois les lumières éteintes, Lucky gémit pendant des heures mettant à mal votre sommeil et vos nerfs. Les nuits passent et se ressemblent vous lui demandez de se taire, une, deux, dix fois, vous finissez par lui ouvrir, et bien que vous l’aimiez beaucoup, vous commencez à être à bout. Le chiot qui pleure est un grand classique. La petite boule de poils adorable se transforme alors en diable qui signe la fin des nuits paisibles, et sa bouille d’amour ne suffit pas toujours à apaiser les tensions. La réaction spontanée est de chercher à rassurer le chiot comme on le ferait avec un bébé or ce n’est plus un bébé en âge chien ! Eh oui, à partir de la 8ème semaine, le chiot est indépendant psychologiquement et émotionnellement de sa maman, il est en capacité d’élire domicile dans sa nouvelle maison auprès de ses nouveaux maîtres. Or, le plus souvent, le ou les maîtres vont se laisser attendrir par les gémissements et les pleurs du chiot » de telle sorte que la petite boule de poils atterrit dans le lit pour les plus faibles d’entre nous. Rassurer un chiot qui pleure ne veut pas dire le câliner. C’est bien la première semaine qu’il faut tenir pour lui faire comprendre où est son lieu de couchage et prendre de bonnes habitudes. Le chiot ayant besoin de se sentir en sécurité, on conseille d’opter pour une cage de transport ou d’exposition qui va faire office de tanière, un endroit rassurant et apaisant pour le chien. Pensez à mettre son lieu de couchage ou son panier dans un coin, mais pas nécessairement sous un escalier car le chien à tendance phobique pourrait à terme développer une agressivité vis-à-vis de ce lieu, une sorte de Pas touche minouche !» pouvant mal tourner. Le chiot qui pleure la nuit ne pleurera pas toujours, il est en phase de test pour savoir jusqu’où il peut aller. Afin de l’aider à bien se développer et à ne pas régresser, il ne faut pas répondre à toutes ses sollicitations. Le chiot qui pleure reproduit en réalité le cri de détresse qu’il a développé pendant ses premières semaines pour appeler la mère. Moralité tenez-le éloigné du nid » qui n’est autre que votre propre lit. Si vous ne parvenez vraiment pas à tenir, vous pourrez procéder comme suit Mettre le panier au pied du lit 1 semaine Éloigner le panier jusque devant la porte et la fermer 1 semaine Placer le panier à la place désirée, dans un coin du salon par exemple. Vous n’avez pas encore votre chiot ? Essayez dans la mesure du possible de repartir avec un objet ou un morceau de couverture qu’il a côtoyé pendant ses premières semaines afin de ne pas le dépayser. Il se sentira plus apaisé dans son nouvel univers avec une odeur familière. Un point sur le partage du lit avec son chien © Flickr – dailyinvention Tout le monde ne souhaite pas partager son lit avec son chien, que ce soit pour une question d’hygiène, de place, ou d’intimité. Parfois, cela semble la seule solution pour que le chien arrête de pleurer parce qu’IL l’a choisie. Mais cela vous convient-il à vous ? Selon les principes de la hiérarchie de la meute, un chien ne doit pas dormir en hauteur avec ses maîtres, c’est-à- dire au même niveau. Il est avéré qu’il n’existe pas de hiérarchie inter-spécifique, un chien va toujours chercher à accéder à une ressource qui lui apportera du bien-être sans pour autant chercher à devenir le chef ». Aussi, un chien qui dort sur le lit ne prendra pas le pouvoir dans la maison ; dans de nombreux cas il s’agit de choisir ses propres règles car oui il faut des règles de vie. Si le chien dort dans le lit, et que cela s’accompagne d’autres comportements inappropriés grognement à la gamelle, aboiement de garde, agressivité en promenade envers certains congénères, il peut s’installer des tensions dans la famille à cause d’une mauvaise gestion de l’accès aux ressources, et de compréhension dans la plupart des cas. Pour des personnes complètement dépassées, la vie devient un enfer et il peut être envisagé de se séparer du chien alors qu’il existe une solution toute simple l’éducation. Libre à chacun de donner du crédit à la question du statut du chien dans le foyer. On peut tout à fait dormir avec son chien sans rencontrer d’autres problèmes à la maison ! Plusieurs facteurs sont déterminants comme le caractère du chien et l’éducation qu’il a reçue pour bien vivre avec son humain, cela n’a pas à voir avec la race, le site étant fervent défenseur des chiens catégorisés. Par contre, il faut être conscient qu’il s’agit d’une porte ouverte … Quelles solutions appliquer pour que mon chien adulte arrête de pleurer ? Chien qui pleure et gémit dire STOP sans un mot ! Vous l’aurez compris, votre toutou adoré cherche avant tout à attirer l’attention. Vous déranger et vous faire cesser une activité pour passer du temps avec vous devient alors une activité fétiche pourvu que vous déniiez répondre » car un mot vaut mieux que l’ignorance pour le chien. Parce qu’ils sont aussi taquins, nos amis les chiens. Ignorez les gémissements, ne répondez pas, et ne regardez pas non plus votre chien non plus si vous êtes dans un moment où l’interaction n’est pas possible. Si les pleurs se poursuivent, vous pouvez isoler votre cher poilu quelques minutes dans une petite pièce pour le calmer, sans un mot, puis le faire revenir dans l’espace de vie comme si de rien n’était. Ne pas porter attention au chien qui pleure la nuit © Flickr – Daniel Après avoir cherché à rassurer son chien par des caresses et des paroles réconfortantes du point de vue humain, avoir essayé de le faire taire avec des Tais-toi ! », le maître d’un chien qui gémit et qui appelle de façon intempestive en pleine nuit se retrouve bien souvent complètement désemparé. La meilleure attitude est de ne pas réagir du tout à ses appels. Certes, cela demande un effort énorme mêlant fermeté et endurance – on aimerait tellement aller lui faire un gros câlin, mais non il faut tenir. Dans le cadre d’un chiot qui pleure, ou d’un chien adulte récemment adopté, craquer au bout d’un jour ne fait que repousser le moment où le chien comprendra que l’appel n’aboutit pas à votre venue ou au déplacement de son couchage. Idem pour un chien adulte qui s’est mis à avoir ce comportement à la suite d’une séparation, du départ d’un enfant, ou de tout autre changement dans votre routine. Pensez à la cohérence de votre comportement et à acheter des boules Quies le temps que ça passe. Astuce votre chien refuse d’aller au panier au moment de dormir ? Associez cet instant à un moment agréable par une séance de papouilles ou par une récompense alimentaire avant de partir sans vous retourner. Soyez évidement attentif à son environnement, vous devez veiller à son bien-être en repérant les éléments qui pourraient lui faire peur ou créer un inconfort bruit de travaux, objet de grande taille inconnu, ombre, etc.. Travailler la gestion nerveuse chez le chien l’occuper et le faire décharger ! Le chien qui pleure pouvant aussi chercher à évacuer les tensions, on ne peut pas uniquement se contenter de ne pas répondre. À l’instar des humains, les chiens sont plus ou moins sensibles au stress et ils ont tous leur façon de réagir à une situation donnée. Comment faire ? Il peut être intéressant de fatiguer le chien avant de dormir ou avant de quitter le lieu de vie avec une dernière balade mais surtout avec une dépense intellectuelle comme un casse-tête ou la recherche de friandises cachées. Sur le couchage de votre poilu, proposez différents types de jouets balle molle, kong garni, bâton de bois vert, peluche. Pour les chiens qui ne supportent pas la séparation, prenez l’habitude de donner un doudou réconfort avant votre départ du domicile et avant le coucher. De cette façon, votre chien se sentira rassuré grâce à un objet et n’aura pas besoin de vous réclamer pour apaiser son anxiété de séparation, même si vous êtes dans la pièce d’à côté. C’est en travaillant au jour le jour que vous verrez une évolution positive du comportement de votre chiot ou chien qui pleure, que ce dernier ait un problème avec la solitude en journée, la gestion nerveuse ou la séparation pour la nuit. Enfin, ne soyons pas bornés si faire dormir votre chien dans la chambre ne gêne personne, alors pourquoi pas ? 😀 Crédit photo © Flickr – Helga Weber Recommandations importantes Prendre soin de la santé de son chien est une priorité. Certaines maladies et accidents peuvent nécessiter des frais vétérinaires conséquents chirurgie, hospitalisation, traitements. Ne risquez pas d'être pris au dépourvu ! Nous vous conseillons vivement de souscrire une assurance santé pour chien afin d'être remboursé jusqu'à 100%. Obtenez dès maintenant votre devis gratuitement et en 2 minutes grâce à notre comparateur d'assurance ci-dessous
mon chien pleure avec son os dans la gueule