1412/2004 à 13:29. caco a écrit : lorsque tu es en face d'une personne violente ou intolérante, dis-toi qu'il s'agit d'une projection de sa propre violence et de sa propre intolérance. Ta réaction première doit être : " tiens, elle a un problème avec çà !" cela te permet de lâcher prise sans émotion aucune.
Quelpeut être l'éclairage de la Bible ? Mars 2007, le 16/03/2007 à 13:48; Modifié le 11 /09/2012 à 19:05; Lecture en 4 min. qui nous a répété qu'elle mettrait un terme à ses jours si un signalement était fait Face à la complexité de la situation, face à la précarité, il a d'abord fallu être à l'écoute de la souffrance. Une écoute attentive et informée. mais ne suffi
Cepost constitue une trame pouvant guider l'action à partir de questionnements clés. La crise du Coronavirus affecte la planète entière en ce printemps 2020. Comment le dirigeant peut-il réagir de façon adaptée dans ce contexte totalement chamboulé et l'absence de visibilité ?
Daniel2 Comment réagir avec sagesse face à une situation périlleuse; Daniel 9:23 Priez comme quelqu'un considéré de précieux ! Les jugements de Dieu exercés dans le livre de Daniel ne sont pas tous négatifs; Ésaïe 58 L'attitude désirée par Dieu accompagnant le jeûne .: Études inductives :. .: Les paroles de Jésus :.
Sinous sommes témoins d’injustices, nous devons soutenir et consoler les victimes. Laisse Dieu être juge. Le Seigneur nous demande aussi de ne pas rendre le mal par le mal ( 1 Pierre 3 :9 ). Cela ne veut pas dire qu’Il est insensible aux injustices que l’on peut subir ou observer, bien au contraire.
Ledeuxième consisterait à minimiser leur conduite face aux problèmes auxquels ils durent faire face. Il y a eu, certes, des silences coupables, des attitudes répréhensibles, de la pusillanimité. Cependant, il ne faudrait pas complètement enfermer l’Église dans cette dimension. Un simple regard sur l’histoire suffit pour nous convaincre que les Églises se sont mobilisées pour
. Accueil > pied dans la porte > Effet miroir un atout incroyable pour mettre fin à la tristesse dans votre vie Bienvenue sur Penser et Agir ! Depuis 2012 nous accompagnons les actifs de plus de 30 ans qui veulent prendre leur revanche sur la vie en développant un projet qui a du SENS. Après avoir accompagné plus de 2 500 clients, nous lançons une formation continue gratuite par e-mail Le club des Actionneurs. Entrez votre prénom et votre email sur la page suivante pour y accéder Cliquez ici pour vous inscrire gratuitement déjà + de 17 000 inscrits ! C’est gratuit, et vous pourrez vous désinscrire à tout moment. Parlons aujourd’hui de l’effet miroir, un concept qui peut sembler anodin. On en entend beaucoup parler dans les forums réservés au développement personnel. Mais en fait, beaucoup de gens qui en parlent ne savent pas vraiment de quoi il s’agit. Même des pseudo-professionnels ne compr
Un collaborateur présente sa démission ? C’est le moment de se poser les bonnes questions ! Souhaitez-lui bonne chance… et analysez la situation pour améliorer l’ambiance ou prévenir d’autres départs ! La démission, un risque à rentabiliser Verre à moitié vide ou verre à moitié plein ? La démission d’un collaborateur peut être un coup dur pour vous… mais aussi une formidable occasion de prendre du recul. Ne l’ignorez pas, mais ne la dramatisez pas non plus ! Une démission mal gérée peut envoyer un signal négatif et provoquer d’autres départs dans la foulée. En revanche, elle peut être utilisée comme un tremplin, vous aider à identifier certaines failles et vous permettre de les corriger pour un fonctionnement plus efficace. Mieux vaut agir plutôt que de subir le changement ! Bien réagir à une démission mode d’emploi 1/ Dialoguez, sans jugement ni reproche Laissez de côté les émotions et profitez de l’opportunité pour échanger et faire le point sur la situation de façon objective quelles sont les motivations du démissionnaire ? Un meilleur salaire ? De meilleures conditions de travail ? Un problème dans le poste actuel ? 2/ Terminez en beauté Pourquoi vous quitter en mauvais termes ? Privilégiez la gentillesse et l’encouragement. Ainsi, vous éviterez un potentiel retour de bâton… et cela ne vous coûtera qu’un sourire ! 3/ Tirez des conclusions Analysez les informations recueillies lors de l’échange avec le collaborateur qui démissionne. Les salaires sont-ils trop bas ? Les possibilités d’évolutions trop rares ? Les conditions de travail difficiles ? S’il est parfois compliqué de trouver l’équilibre entre les moyens de l’entreprise et la valorisation d’un salarié, il suffit souvent de peu pour faire la différence… 4/ Organisez Le terrain est préparé les conclusions tirées, vous êtes calme et posé… il est temps de décider. Pouvez-vous, avec le temps et les moyens qui vous sont impartis, remédier à un éventuel problème mis à jour par la démission ? Réorganiser l’équipe pour une meilleure productivité, proposer des formations ou organiser un évènement pour recréer des liens ? Créer une salle de repos ? Enfin, posez-vous une question essentielle est-il nécessaire de recruter pour combler le poste vacant ? 5/ Donnez le ton En faisant de la démission un tabou, vous véhiculerez un message d’échec et de défiance. Diffusez l’information avec les bons mots, organisez un pot de départ joyeux et vous transformerez la démission en un épisode constructif pour tout le monde ! 6/ Communiquez On ne le répètera jamais assez, un salarié informé est un salarié confiant. Expliquez à l’équipe en place la nouvelle organisation ou les projets de recrutement. Montrez-vous leader, mais rassurant, et présentez le changement comme une opportunité… N’y aurait-il pas, dans l’équipe, un talent motivé en attente de promotion ? Découvrez aussi Quelles sont les principales raisons du turnover ? Manager, responsable du personnel, RH ou chef d’entreprise, réagir à une démission est une étape primordiale qu’il ne faut pas négliger ! Avec un minimum d’optimisme et beaucoup de recul, le départ d’un collaborateur peut vous donner quelques clés pour améliorer la productivité et l’ambiance de l’entreprise… Crédit photo Pixabay / Alexas_Fotos
Sur ce sujet, découvrez mon livre “SOS, Préjugés !” aux éditions l’ aperçu des apports scientifiques Cette partie est largement inspirée du livre Stéréotypes, préjugés et discrimination – J-B Légal et S. Delouvée – Editions DUNOND – 2016La discrimination est, selon Dovidio et Gaertner en 1986, un comportement négatif et non justifiable dirigé contre les individus membres d’un exogroupe envers lequel nous entretenons des discrimination est donc une mise en actes des stéréotypes sont eux, selon Walter Lippmann 1922 des images dans nos têtes, simplificatrices, relativement rigides, et pas toujours de bonne qualité, qui fonctionneraient comme des filtres entre la réalité objective et l’idée que l’on s’en causes des stéréotypes sont discutées depuis longtemps et plusieurs facteurs les expliquent ils peuvent être intra-individuels, socioculturels, intergroupes et idéologiques. Un des facteurs intra-individuel est notre tendance spontanée à la catégorisation du fait nos capacités de traitement limitées qui nous amènent à utiliser des disait en 1922 l’environnement réel est à la fois trop vaste, trop complexe […]. Nous ne sommes pas équipés pour faire face à autant de subtilité et de diversité, à autant de permutations et de combinaisons. Puisque nous devons composer avec un tel environnement, il nous faut donc le réduire en un modèle plus simple avant de pouvoir le gérer. ».Les facteurs socioculturels sont, notamment, comment l’histoire a construit, diffusée et entretenue de nombreux stéréotypes sur le genre, la race », l’orientation sexuelle…A titre d’exemple il suffit de voir comment des enfants qui n’ont pas d’a priori ou de stéréotypes vis-à-vis des autres enfants vont, entre 3 et 6 ans, assimiler les principaux stéréotypes raciaux et ceux relatifs aux rôles sexués à ce sujet, voir la vidéo après l’article “qui a volé la trousse de RichardParmi les facteurs intergroupes on retrouve la théorie du bouc émissaire de Dollard, Doob, Miller, Mowrer et Sears – 1939, qui nous expliquent que les frustrations engendrent des réactions agressives qui se tournent vers un bouc émissaire lorsqu’elles ne peuvent pas être dirigées vers la ou les personnes un des facteurs idéologiques est la croyance en un monde juste dans un système de dominance sociale. C’est l’idée selon laquelle on obtient ce que l’on mérite et que, au final, les stéréotypes sociaux et les autres seraient la conséquence de choix multitude de facteurs explique pourquoi il est souvent si difficile de lutter contre les stéréotypes, les préjugés et leurs mises en les stéréotypes sont encore si forts aujourd’hui ?Einstein disait” Il est plus difficile de désagréger un préjugé qu’un atome “Mais il n’a pas dit que c’était impossible !Ceux qui défendent une vision idéologique ne sont pas plus nombreux aujourd’hui, je pense même qu’ils le sont moins. Et plusieurs études montrent que le niveau de tolérance en France augmente régulièrement depuis 30 ans voir les sondages de la CNCDH.La différence est liée à ce que Gérald Bronner appelle la dérégulation de l’information voir . L’arrivée d’un espace d’information libre qu’est internet a permis à ce qu’il nomme les croyants » de diffuser leurs idées de façon bien plus large. Par définition, les croyants » sont plus mobilisés que les sachants » dans ces espaces et ainsi leurs idées finissent pas se diffuser dans des sphères ou les sachants » n’ont plus de news, théories du complot… L’actualité est pleine de ces exemples qui contribuent à diffuser des stéréotypes et, ainsi, à augmenter les risques de pratiques discriminatoires. Il ne faut pas, à mon avis, sous-estimer l’impact de l’actualité sur le ressenti d’une personne qui recrute ou qui manage et qui peut être influencée par les préjugés qui entreprise, de nombreuses personnes, qui ne sont pas des croyantes » sont influencées par ces discours et, du fait des mécanismes décrits précédemment, deviennent susceptibles d’opérer des différences de traitement en raison de biais inclure et favoriser les diversités il faut agir sur ces différentes composantes de façon méthodique et agir ?1- Une mobilisation de la directionQuelles que soient les actions menées, il faut un engagement fort et clair de la part de la direction de lutter contre les phénomènes d’exclusion et de discriminations. Pour cela, une réaffirmation de l’attachement de l’entreprise à promouvoir l’inclusion, à agir en faveur de l’égalité professionnelle ou encore à limiter l’impact des biais inconscients est Une approche transversaleSi les inégalités nécessitent des politiques dédiées égalité femmes/homme, handicap, orientation sexuelle, origine ethnique…, il ne faut pas oublier l’objectif commun à toutes ces politiques qui est de permettre à chacun d’être évalué en raison de ses compétences. Mettre du sens à toutes ces actions est nécessaire pour que chacun se retrouve dans un objectif Agir sur les préjugésLa pierre angulaire des discriminations est le préjugé. Qu’il soit conscient ou non, il nous amène à catégoriser les gens et souvent à les mettre dans des cases dont il est difficile de s’extraire. Faire prendre conscience de ces mécanismes universels est la première étape pour favoriser l’ Décliner des actions thématiquesPour agir sur le collectif, il faut convaincre de la nécessité d’engagement sur ces sujets. Chaque action qui permet de rendre compte du chemin à parcourir sensibilise un peu plus le collectif et l’incite à œuvrer au quotidien pour créer des espaces – Rester exigeantIl faut promouvoir les actions menées qui favorisent l’inclusion et les diversités mais ne pas tomber dans l’écueil de l’aboutissement. C’est parfois le plus difficile sur ces sujets mais il faut toujours avoir l’étape suivante en tête car le chemin avant d’atteindre nos objectifs est encore le sens des formations que je vous propose comme Atténuer l’impact des biais inconscients » et des solutions d’accompagnement sur-mesure que je ce sujet, découvrez mon livre “SOS, Préjugés !” aux éditions l’ voir sur ce sujet L’expérience des paradigmes minimaux La construction des stéréotypes dès le plus jeune âge L’expérience de MilgramLe test de la poupée blanche et la poupée noire
C’est à travers le thème de la ville que la Bible aborde cette question. Dans le livre de la Genèse, celle-ci est vue avec méfiance. Caïn, homme de violence, devient le premier constructeur de ville Genèse 4, 17. Puis Babel et Sodome sont des lieux où les humains poursuivent une fausse autonomie en oubliant la Source de leur existence. À l’encontre de ces tentatives, les croyants, à l’instar d’Abraham voir Genèse 12, 1-4, vivent comme des pèlerins en route vers d’autres horizons, avec la foi seule pour boussole. Plus tard une autre ville fait son apparition. C’est Jérusalem, la Cité-de-la-paix, fondée non sur l’autoglorification de lhomme mais sur la promesse divine. Elle montre que la foi ne fuit pas les réalités terrestres mais conduit à une autre manière de vivre ensemble, dans la justice et la solidarité. Là il n’y a pourtant rien d’automatique. Même Jérusalem peut manquer à sa vocation si ses habitants ne suivent pas les voies du Seigneur. En pratiquant l’injustice, la fille de Sion » se transforme en prostituée voir Isaïe 1, 21-23. Cependant les croyants attendent toujours la venue d’un roi juste, envoyé par Dieu pour purifier sa ville et en faire un phare et un pôle d’attraction pour le monde entier voir Isaïe 2, 2-4. Ce roi juste, les disciples de Jésus l’ont discerné dans la personne de leur Maître. Mais Jésus, qui meurt rejeté hors de la ville voir Hébreux 13, 12-14, n’établit pas de royaume terrestre. Les chrétiens demeurent alors des étrangers et des voyageurs » 1 Pierre 2, 11 au sein d’une société indifférente, voire hostile, à leur projet de vie. Ils ne restent pas pour autant sur la défensive. Tout en refusant les autojustifications du pouvoir, ils cherchent à contribuer au bien de la société dans laquelle Dieu les a placés. Le dernier livre de la Bible décrit toute l’histoire humaine comme le récit de deux cités. Babylone, impressionnante par sa puissance et sa gloire, va pourtant disparaître en un clin d’œil voir Apocalypse 17 – 18. Puis vient la Nouvelle Jérusalem, fondée sur les patriarches et les apôtres voir Apocalypse 21-22. Si la cité de Dieu n’est pas encore manifestée dans toute sa splendeur, elle n’est pas non plus une simple espérance pour l’avenir. En vivant ici et maintenant les valeurs évangéliques, en formant des communautés où des hommes et des femmes de toute origine vivent ensemble comme des frères et des sœurs, les disciples du Christ indiquent une alternative concrète à un monde qui vit dans l’oubli de son origine et de sa finalité. Loin de se complaire dans une attitude de refus, ils deviennent sel et lumière au près et au loin. Comment saint Paul peut-il dire que celui qui résiste à l’autorité publique se rebelle contre l’ordre établi par Dieu » Romains 13, 2 ? Pour les uns, ce passage très discuté de la lettre aux Romains exalte l’obéissance et interdit la résistance. Pour les autres, justement pour cette raison, ce passage n’est pas en harmonie avec le message du Christ, qui annonce une libération intégrale de la personne humaine. Saint Paul aurait-il pris ses distances avec Jésus en ce domaine ? Loin d’être un théologien systématique, Paul est avant tout un pasteur et un missionnaire. Ses lettres portent la marque de leur contexte. Ici, Paul écrit à un moment critique, où Néron vient de monter sur le trône de son père assassiné. Écoutant des conseillers avisés, le jeune empereur entame une politique de réformes. En plus, peu d’années auparavant, son père Claude avait exilé de Rome tous les juifs à cause des émeutes dont il les jugeait coupables. Les chrétiens d’origine juive venaient de regagner la capitale. Paul est donc convaincu qu’il faut tout faire pour donner des preuves de docilité et éviter de rallumer les soupçons à l’égard des chrétiens, d’autant plus que certaines de leurs pratiques et positions avaient de quoi froisser les gens bien pensants. En fait, ce que Paul conseille à ses lecteurs ne se démarque pas beaucoup du reste du Nouveau Testament. Ils doivent payer les impôts, faire le bien plutôt que le mal, et reconnaître que toute autorité vient de Dieu. Cette dernière recommandation pourrait être invoquée comme autojustification d’une politique despotique. Mais, comprise correctement, elle sert plutôt de frein à des abus. Le roi doit se rendre compte qu’il n’est pas la dernière instance et donc il ne peut pas gouverner de façon arbitraire. C’est justement le sens des paroles que Jésus adresse à Ponce Pilate quand le gouverneur romain cherche à l’impressionner par son pouvoir Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi, si cela ne t’avait été donné d’en haut. » Jean 19, 11 La Bible n’est donc pas dualiste. Dieu n’est pas seulement le Seigneur d’une petite enclave d’élus, mais le Créateur et le Maître de tout, même si son autorité s’exprime souvent dans une apparente faiblesse et est loin d’être encore reconnue de tous. Se souciant de l’ensemble de la société, les chrétiens ont le droit, voire le devoir, d’élever leur voix quand les exigences de la justice sont violées. Ils ne chercheront pas, pourtant, à imposer leurs vues par des méthodes contraires à l’Évangile. Et ils ne visent pas tant à réussir humainement qu’à porter un beau témoignage, sachant qu’ils sont appelés à parcourir le même chemin qui fut celui du Christ lui-même Que nul de vous n’ait à souffrir comme meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur, ou comme délateur, mais si c’est comme chrétien, qu’il n’ait pas honte, qu’il glorifie Dieu de porter ce nom. » 1 Pierre 4, 15-16
L’injustice Introduction Le sentiment d’injustice est un phenomene a prendre en consideration car c’est par lui que nous decouvrons la necessite de son contraire. En effet lorsque la justice regne, il n’y pas lieu de se plaindre. La decouverte de l’injustice nous sensibilise a l’importance de la justice en introduisant en nous le desir d’un ordre conforme au droit. Quelle portee doit-on cependant accorder a cette experience ? La conviction intime d’assister ou d’etre victime d’un scandale conduit a reagir. Autorise-t-elle pour autant a s’affran- chir des lois etablies ? Ce pas parait legitime, mais il pose une double difficulte. Le sentiment est-il un guide sur ? En second lieu, transgresser les lois, n’est-ce pas toujours commettre a son tour une injustice ? Il faut donc evaluer ce sentiment dans ses rapports avec la legalite. 1. Nature et interet du sentiment A. La plainte Le sentiment d’injustice est une donnee importante de l’experience humaine. Il s’exprime dans des textes tres anciens. Les Travaux et les Jours d’Hesiode, au VIIe siecle avant Jesus-Christ, expriment la plainte de l’homme victime des rois corrompus, mangeurs de presents », qui rendent des jugements iniques. Dans la Bible, des prophetes juifs clament leur colere en voyant les riches mepriser les pauvres et les puissants ecraser les faibles. La plainte de la conscience blessee par le spectacle de l’injustice a une double valeur. Elle exprime une souffrance et elle accuse en son nom. Le droit en a conserve la trace. Nous portons plainte quand nous estimons subir un dommage. Les tribunaux prennent alors notre cas en charge, mais la naissance du processus n’est pas juridique. Il provient d’un sentiment d’indignation et de revolte. B. Les situations injustes La perception de l’injustice est celle d’un inegalite criante. Toute inegalite n’est pas injuste. Certaines obeissent a une regle de proportionnalite. Nous ne sommes pas forcement choques que certains aient un salaire superieur a d’autres, mais le cas des parachutes dores » nous indigne. L’injustice est donc synonyme de disproportion ou d’une difference que rien ne vient fonder. On parle alors de discrimination. Lorsqu’un emploi est refuse a une personne sur la seule base de son accent ou de son nom de famille, nous percevons nettement l’existence d’une injustice quelles que soient nos connaissances en matiere juridique. Le cas recurrent des personnes sans abri montre bien que les moyens d’acceder a un logement decent ne sont pas repartis de facon suffisamment egale. Ces situations ont ete resumees et eclairees par Paul Ric? ur, qui distingue trois cas fondamentaux les partages inegaux que nous jugeons inaccepta- bles, les punitions ou les recompenses excessives ; et les promesses non tenues. Dans le premier cas, l’injustice concerne un mode de distribution ou de repartition ; dans le deuxieme, la retribution ; et dans le troisieme cas elle surgit avec la trahison de la confiance accordee par autrui, car une societe ne peut exister sans un minimum de confiance partagee. Ric? ur decele dans ces trois cas les premices du droit penal la sanction et du droit des contrats qui regle les echanges de biens et de services. [Transition] Cette derniere remarque est importante car elle donne une legitimite au sentiment d’injustice. Il semble etre a l’origine du besoin du droit. Mais qu’est-ce que la legalite ? . La raison d’un conflit A. La justice legale L’intitule du sujet nous en avertit. Le sentiment d’injustice peut entrer en conflit avec l’ordre legal. Comment cela est-il possible puisque la legalite passe souvent pour la definition de la justice ? Dans nos societes la justice legale se presente sous une forme juridique – un corps de lois ecrites –, et judiciaire – des tribunaux pour regler les conflits. Pour que la sentence soit juste, il faut qu’elle ait ete precedee par un echange de discours ou chaque camp expose ses arguments et ses griefs. On le voit, la justice legale n’a pas la rapidite d’un entiment. Elle est plus reflechie et plus rationnelle. Elle est cette voie longue » ou procedurale alors que le sentiment s’enflamme vite a la vue de l’injustice. Toutefois cette organisation est rendue necessaire par la fonction du droit. Celui-ci se definit par l’ensemble des lois positives, c’est-a-dire des mesures ou des dispositions generales qu’un Etat impose pour faire regner un ordre commun. Le droit est dit alors objectif car il apparait dans sa dimension contraignante a l’egard des desirs individuels. Les lois expriment dans une forme ecrite l’ensemble de ce qui obligatoire, interdit et autorise. Elles constituent un systeme articule dans des codes qui essaient de faire preva- loir des valeurs de justice, d’egalite. La complexite des rapports sociaux fait que l’elaboration des regles juridiques est un travail tres specialise. B. Raison juridique et sentiment moral La definition d’un tel ordre ne peut prendre pour principe le sentiment car c’est une donnee bien trop subjective et aleatoire. Un sentiment peut varier alors que les lois ont pour but de stabiliser les rapports entre les personnes. Le point de vue legal peut reprocher au sentiment de ne pas prendre le recul necessaire par rapport a l’etendue des cas a traiter. L’indignation est l’expression d’un seul point de vue sur le sujet. Ainsi, dans le cas du loge- ment, la justice legale doit aussi prendre en compte le droit du proprietaire dont les locaux sont occupes. Le droit reconnait la propriete privee comme etant une manifestation de la liberte de la volonte. Legaliser une occupation reviendrait a dire que cet acte a une portee generale, donc qu’il peut etre repete au meme titre qu’on acquiert un logement par l’achat. N’est-ce pas commettre une injustice envers ceux qui ont acquis leur bien par le travail et par contrat ? En meme temps, nous voyons que des lois permettent des situations intolerables. La distribution des biens ou des chances d’y acceder est injuste quand elle porte atteinte a la dignite humaine. Mais s’indigner est-il en soi une justification pour violer les lois ? [Transition] Devons-nous en rester au face-a-face de la plainte et de la loi ? C’est en approfondissant leurs rapports que nous pourrons depasser la simple confrontation. 3. Le legal, le juste et le bon A. L’ambiguite du c? ur Cette difficulte est mise en evidence par les debats relatifs a la place du c? ur. Ce terme designe, en philosophie, le principe du sentiment. Il a en sa faveur d’etre sincere. Dans le Discours sur l’origine et les fondements de ’inegalite, Rousseau fait l’eloge de la pitie, seule vertu naturelle » qui pousse chacun a ne pas nuire a autrui et a lui venir spontanement en aide. La sensibilite a l’injustice trouve ici un de ses arguments les plus puissants. Devant une agression, notre c? ur nous pousse a intervenir et c’est, selon Rousseau, notre raison qui nous en detourne en nous faisant reflechir aux consequences possibles. La raison viendrait donc corrompre la bonte du c? ur en lui apprenant a refrener son indignation. Cependant, ressentir l’injustice et y reagir peut conduire a une negation globale de la justice. Kleist l’illustre de facon romanesque dans Michel Kohlhaas, l’histoire d’un petit proprietaire qui met l’Allemagne a feu et a sang pour se venger du dommage qu’un seigneur lui a cause. La violence de son sentiment le conduit a causer des injustices bien plus grandes que celle qu’il a subie. La victime devient criminelle en cedant au desir de vengeance. Elle bafoue le droit et la morale en se faisant justice a soi-meme. Nul ne doit etre juge et partie, car l’evaluation du tort ne saurait etre objective ni rencontrer l’accord de l’autre personne. B. La reflexion du droit sur lui-meme Si M. Kohlhaas n’aurait pas du agir ainsi, il reste qu’il devint violent car le droit feodal ne voulut pas reconnaitre le bien-fonde reel de sa plainte. Sa prise en compte aurait permis une amelioration du droit. Alain declare en ce sens que la justice est le doute sur le droit qui sauve le droit ». Il faut que les legislateurs et les gouvernants sachent s’interroger sur la justice qu’ils definissent. En depit de ses abus possibles, la force du sentiment d’injustice vient donc du fait qu’il conduit a questionner la justice de la loi etablie. Apres tout, les lois positives sont des creations humaines. Pensons au cas exemplaire de ceux que l’on nomme les Justes et que la Republique a honores au Pantheon en janvier 2007. Ces personnes doivent ce titre glorieux au fait d’avoir sauve des Juifs alors que les lois de Vichy exigeaient qu’ils soient livres. Cela montre que la legalite n’est pas forcement identique a la legitimite. Les Justes ont agi au nom de valeurs universelles que l’ordre legal de l’epoque bafouait, et il est frappant de constater que les motifs de leur action furent frequemment inspires par le sentiment simple mais invincible d’une injustice commise a l’egard des persecutes. La voix de leur conscience leur a fait penser que les lois de Vichy ne devaient pas etre suivies. Les Justes eurent entierement raison de s’autoriser des actes illegaux, car en agissant ainsi ils sauvaient le sens meme de l’idee d’humanite. En les honorant, la Republique affirme l’unite indispensable du legal et du legitime. La justice apparait ainsi comme une vertu situee entre le legal et le bon » selon le mot de Ric? ur. Elle appartient au double registre de la legalite et de la moralite, ce qui la rend parfois difficile a definir. Un esprit trop legaliste ne voit pas que certains cas d’urgence autorisent une transgression de la loi. Inversement, un esprit qui ne jure que par le sentiment ne comprend pas que son desir de justice doit se concretiser legalement pour etre effectif, ce qui implique la prise en compte de la complexite juridique des situations. Conclusion Nous avons vu que la difficulte de ce sujet tient au fait que la notion de justice inclut la dimension du sentiment, tout en entretenant a son egard une suspicion ou une critique car sa subjectivite peut le conduire a provo- quer des injustices superieures a celles qu’il entend corriger. Toutefois, comme les lois sont parfois violemment injustes ou en tout cas perfectibles, le droit s’honore en reflechissant a sa propre amelioration. Ce point peut aller jusqu’a l’introduction de nouveaux droits. Des debats recents le mon- trent bien. Un droit au logement opposable devrait etre reconnu a ceux dont les conditions de vie bafouent la dignite humaine. Le recours a l’illegalite n’est legitime qu’en tant qu’il est le dernier recours » pour faire progresser le droit. Sa raison d’etre est donc de cesser d’etre des que le tort est repare.
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